‹ De l'incarnation de JésusChrist, écrit d'après une élucidation divine, en 1620Chapitre 8 sur 54 · La reproduction humaine a donc commencé · texte numérisé non relu

La reproduction humaine a donc commencé

d'une manière bestiale ; car Adam retint le limhus, et son Eve la matrice de Vénus, les teintures étant séparées. Or, chaque teintui'e est une magie complète, comme une passion désireuse, dans laquelle s'engendre le centre de» la nature, et cela en soufre ; puis la maj^ie désireuse se retrouve avec la teinture dans le soutre et ^e peut cependant parvenir à la vie qu'autant que la teinture du feu pénétre la teinture de Vénus; car la teinture de Vénus ne peut éveiller aucun feu , elle est trop faihle. L'une ne pouvant donc rien sans l'autre, les deux teintures désirent également la vie. Ici s^anime la violente imagination de 1 homme et de la femme , Tune désirant se confondré avec l'autre ; car la force des essences veut vivre, puis la teinture pousse à cela et le désire. Car la teinture est issue de l'étemelle vie, mais elle est renfermée dans la substance ; ainsi elle veut vivre comme elle Ta fait dés rétemité ; c'est pourquoi Thomme désire la matrice de h femme et la femme le limbe de l'homme.

a. La femme a une teinture aqueuse et l'homme nne teinture ignée ; l'iioaime sème l'àme , la femme l'esprit, et les deux sèment la chair ou le souA'e ; raison pour laquelle l'homme et la femme sont un corps et font enseôabie un enftnt; et c'est pour cela qu'ils

doivent demeurer ensemble une fois qu'ils sont con* joints; car ils sont devenus un corps. Si Tun d'eux se

joint à d'autres ou se sépare, il rompt Tordre de la nature, se mei au niveau de la brute ci ne réfléchit pas que dans sa semence repose la teinture éternelle, dans laquelle est renfermée la substantialité divine, qui un jour sera réveillée dans la partie colérique. C'est là aussi une œuvre qui suit Tombt'e de Thomme et sa source sera un jour remuée dans la conscience; car la teinture dans la semence provient de T éternité, elle est impérissable; elle apparaît sous forme d*es* prit et pénétre dans la magie de l'homme d'où celui* ci la engendrée et répandue.

12. Prenez garde à ceci, vous femmes débauchées et libertins : ce que vous pratiquez en secret, souvent avec beaucoup de duplicité, pénétre dans votre conscience et devient pour vous un mauvais ver ron* jreui . La teinture est un être éternel et aimerait volontiers demeurer dans Famour divin; ruais si, cédant à rimpulsion du régime astral, par les suggestions de l'ennemi, vous la déposez dans un vase faux et sale, dans l'abomination et le désordre , elle atteindra difp licilemenl l'amour de Dieu; elle rentrera, au contraire, dans sou premier lieu, par l'imagination, savoir en vous. Est^elle devenue fausse dans un vase faux, à ne pouvoir trouver de repos? alors .elle vous rongera et pénétrera aussi dans l'abîme infernal, dans la conscience. Ce n'est ni un badinage ni une plaisanterie; ne soyez donc pas si tolalenient bestiaux; car unp béte ne tient sa teinture que de ce monde ; mais vous la tenez de rétemité : ce qui est éternel ne périt

pas. Bien que vous corrompiez le soufre (sulpliur), l'esprit de la volonté contenu dans le soufre entre cependant avec la noble Iciiilaïc dans 1p mystère, et chaque mystère prend ce qui lui appartient; ainsi au dernier jour, quand Tesprit de Dieu se mouvra dans tous les trois principes, le mystère sera à découvert : là vous verrez vos belles œuvres.

13. Ainsi la grande miséricorde de Dieu envers l'espèce humaine nous est hautement attestée, car Dieu a voulu secourir ainsi l'honime; autrement, si Dieu avait désiré la propriété bestiale, il aurait celles créé dès le commencement un mâle et une femelle; il n'en aurait pas l'ail un seul avec deux teintures. Biais Dieu a bien prévu la chute de l'homme et en même temps la tromperie du diable qui fut ainsi déjouée pai* Eve. Lorsqu'Adam tomba dans le sommeil, le démon pensa : maintenant je suis prince et souverain sur la terre ; mais la semence de la lemme lui ùi opposition à cela.

ii. Considérons le réveil d'Adam de son sommeil : n s'endormit au monde céleste et se réveilla au monde terrestre : l'esprit du srrand monde le réveilla ; alors il vit la femme et connut qu'elle était sa chair et ses os, car la vierge de la sagesse divine était encore en lui : il la regarda et porta son imagination en elle, car elle avait reçu sa matrice et en outre la teinture de Vénus; aussitôt une teinture saisit l'autre par l'imagination ; c'est pourquoi Adam la prit à lui et dit : on l'appellera hommesse, puisqu'elle est prise de l'homme. Ëve n'est donc point à envisager comme une vierge pure, pas plus qu'aucune de ses filles : la turba a détrait la

virginité ; car la sagesse divine est une vierge pure

dans laquelle Christ fut conçu et devint homme dans un vrai vase viiginal, comme on le verra ci-après.

15. Dès lorSy la vierge terrestre ne pouvait non plus demeurer en paradis bien qu'ils y fussent encore tous deux, qu'ils eussent encore tous deux la source para» disiaquo, mais mélangée de passions terrestres; ils étaient nus, ils avaient leurs organes génitaux et ne les connaissaient pas; ils n'avaient non plus point de honte, car Tesprit du grand monde n'avait pas encore le régime sur eux; il ne l'eut que lorsqu'ils eurent mamré du fruit terrestre; alors leurs veux furent ouverts, car la vierge céleste de la sagesse divine se retira d'eux : ici seulement, ils connurent le régne des astres et des éléments. En même temps que l'esprit de Dieu se retira, l'esprit terrestre ^ dans la source de la fureur, lit son entrée; Satan aussi eut accès en eux, les infecta et les conduisit dans la fureur et la méchanceté, comme cela a encore lieu aujourd'hui ; car la fureur de Dieu, provenant de l'étemeUe nature, que le diable avait allumée et réveillée, résidait dans le centre terrestre. Aucune vie ne peut non plus surgir sans (jue le centre soit éveillé , car le principe se trouve dans le feu où toute vie réside, et le centre de la nature revêt dans ses formes la foreur, c'est pourquoi il est dit : courbe-toi, entre dans la douceur et laisse à la vie son droit; car la vie est feu, et l'image de la vie qui est la ressemblance de Dieu, est dans la lumière ou dans le feu d'amour : donc la lumière flambloyante ne produit pas le centre de la nature. C'est pourquoi Satan pense encore être un plus grand

prince que la créature dans le feu d^ambur : plas rigide, il Test bien, mais il vit dans les ténèbres et engloutit Tàpre substanliâlité, d'où il est aussi l'ennemi de i'aiaoar.

16. Et il nous faut reconnaître que le diable est cause que l'homme a été créé k sa place , et cause aussi de sa chute, bien qu'Adam et son Eve, du momenL que Dieu eut divisé Adam, ne pussent pas se soutenir. Us étaient bien en paradis et devraient manger des fraits paradisiaques à la manière angélique, mais ils n'en ont pas joui, car ils préférèrent l'arbre de la connaissance du bien et du mal ; et Eve aussitôt créée, porta son imagination sur l'arbre de la tentation. Bien qu'Adam lui eût d'abord fait connaître la défense, la passion se poi*ta néanmoins sur cet arbre seulement; car les essences terrestres n'étaient pas encore manifestes en .Adam et Eve, ils étaient encore captivés ; c'est pourquoi ils se livraient ainsi à la passion, car ils voulaient dominer. Gela eut lieu par ï'infedion de Satan, par son imaginatioli ascendante el fausse, dans quel but il se fixa à l'arbre sous forme de serpent, luuant à Eve le fruit qui rendait sage. Ah oui I sage pour reconnaître la mal et le bien , asses de misères, deux sortes de sonrces à gouverner dans une créature : ne pas comiattre eût mieux valu ! D lui entremêla le mensonge et la vérité, disant qu'elle devieudiait sage et que ses yeux seraient ouverts. — 0 oui, assez; elle vit bientôt que par la source terrestre elle était échue à l'esprit de ce monde, qu'elle était ane ; elle recoonui ses membres bestiaux, reçut des intestins dans le corps et un puant sac de ver-

mine, pleia d'afflictions et de misères, dana l'angoisse et la peine, comme cela a été exposé dans le livre des trois principes et comme nous avons devant 1ns yeux quels any:es du paradis nous sommes, comme nous naissons dans l'cingoisse , la peine , la misère et y vivons, ce qui devrait avoir lieu d'une autre manière.

17. Nous connaissons ainsi suffisamment la chute d'Adam et pourquoi il n'a pu demeurer en paradis; puis, ce qu'a été ce paradis qui existe encore aujourd'hui. Il ne porte plus de fruits paradisiaques et nous n'avons plus la source et les yeux paradisiaques; nous ne voyons pas cela; car Dieu a maudi la terre à cause de 1 Ikumne, en sorte que le paradis ne verdit plus au travers de la terre, qu'il nous est devenu un mystère, et pourtant il est toujours là ; et c'est dans ce mystère qae se rendent les âmes des saints quand le corps terrestre se sépare de l'âme. Il est dans ce iiundr et aussi liors de ce monde; car la source de ce monde ne le touche pas. La terre entière eut été un paradis si Adam fût demeuré dans l'innocence; mais lorsque Dieu-la maudit, le paradis se retira, car le maudire divin est une fuite (retrait). Sa fuite n'est pas un recul, mais le passage dans un autre principe, savoir en soi-même. L'esprit de Dieu entra dans son propre principe, savoir dans l'amour, et ae retira de la terrestréité ; là il esl maintenant tourné vers l'homme dans la lumière de la vie, et dès lors, celui qui dé^ sire entrer dans l'amour divin va, par l'esprit de sa volonté, en paradis, et son image reçoit de nouveau la sub^tantialité céleste, dans laquelle le Saint-Esprit a le régime.

18. Que ce soit là votre perle, enfants des hommes, car c*est la vraie base. Celai qui la cherche et la

trouve, en éprouv* une exUôme joie : c'est la perle enfouie dans le champ, dont Christ dit : (Malih. XIII: 45, 46), qu'un homme vendit tout son bien et acheta la perle.

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