‹ De l'incarnation de JésusChrist, écrit d'après une élucidation divine, en 1620Chapitre 7 sur 54 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

Bu aomrnèil d*Adani, comment Dieu a tiré une femme de lui, oommant il est devénu entièrement terrestre, et comment Dieu lui a retiré le paradia

par la malédiction.

1 . Quand rhomme est abattu et fatigué , il tombe dans le sommeil ou dans la magie ; c'est comme s'il n'était pas dans ce monde, car le jeu de ses sens cesse, la roue des essences entre dans un repos, c'est comme s'il était essentiel et non substantiel ; il ne ressemble qu'à la magie , car il ne sait nen de son corps et. n'est pourtant pa^ mort; mais l'eçpnt de-* meure . tranquille. Ainsi les essences sont alors en action et l'esprit de l'âme seul yoit; alors est repré-* senté dans l'csprii sidéiiqui^ tout ce qu'opère le ciel astral, cela slmprime magiquement, comme au miroir, dans la base affective, où se mire l'esprit du grand monde, lequel conduit dans les essences ce qu'il voit dans le miroir, et les essences soureent là^dedans comme si elles opéraient l'œuvre dans 1 esprit; elles représentent aussi cel^ dons l'esprit, ce qui s'appelle songes et images.

ReconnaissoBS donc que lorsque la terresiréité Itttla avec Adam et qa*'A imagina en eDe, fl en fîit ansmtôt infecté, sa base affective ^vint sombre et

rigide, car la terresiréité commençait à inqualifier à la laçon d'une eau prête à bouillir: la source astrale était éveillée et dominait maintenant le corps. Moïse dit donc fort bien : Dieu le laissa tomber dans un profond sommeil, e'eAt<*à-dire que puisque T esprit de sa volonté se portait dans la terresiréité. Dieu le laissa tomber; car il inlroduisaiL par son miaginatiun la ter-, restréîié dans la substantialtié céleate, et T.esprit de Dieu, qui est un esprit^de lanière, m voalait pas cela ; car Tesprit d'Adam était une créature éoumant de Fesprit d'amour divin ; ainsi il ne l'abandonna certes pas volontiers; mais la terresiréité s'en était déjà emparée. Lorsque Dieu Tabandonna, il tomba dans une impuissance et échut au troisième principe, savoir aux astres et aux quatre éléments. Ainsi il, se trouvait dans la magie terrestre, sans être toutefois complètement terrestre; il se trouvait dans le mystère, caché entre le royaume de Dieu et celui de ce monde , attendu que les deux fiats, le divin et le terrestre»' étaient en activité eliez loi. Et les deux royaumes, savoir le royaume de Dieu et Tinfemal, se trouvaient, pour la première fois, en combat au sujet de l'homme. Si donc le précieux nom do Jésus n'eût pas été imprimé en Adam» dès avant sa création même, sa^ voir dans sa snbstantialité divine, od résidait la vierge de la sag^esse divine, diônt Adam fut tiré, it dormirait' bien encore et serait toujours dans la moft terrestre. S. Ët c'est pour cela que l'autre Adam, Christ, dut

reposer jasqu'au troisième jour dans la terre, dans le sommeil da premier Adam, et réveiller le premier

Adam de la terrestréité : car Christ îivall aussi une ;1me et un esprit pruveuus d'Adam, et le pi écieux Verhe divin , avec Tesprit de Dieu , révelllèrcint dans la chair de Christ la substantialité morte du salphur, ou le c<H*ps qui était mort en Adam, et le replacèrent de nouveau dans la puissance de la majesté divine, et par là nous tous aussi.

4. Tous ceux qui , par leur foi et leur imagination pénètrent dans la chair et le sang de Christ, dans sa mort et son repos dans la terre, reverdissent d'esprit et de volinite dans la substantialité divine, et sont une belle fleur dans la majesté divine; et Dieu, le Verbe étemel el la puissance, ressuscitera au dernier jour» en soi et par son esprit» le corps mort échu à la terre en Adam. Car Dieu a séparé Tâme et la chair de (ilii ist , qui est aussi notre âme et notre chair (comprends bien : la partie qu'Adam reçut de la substantialité divine), par et dans la mort de Christ, de la source terrestre, l a ressuscitée et de nouveau introduite dans la substantialité, comme cela était avant les temps de ce monde, el nous en lui et par lui. Ce qui nous manque à présent, c'est l'abandon, nous nous laissons retenir par Satan; car notre mort est brisée, notre sommeil est devenu une vie , et cela en Christ el par Christ en Dieu, et par Dieu dans l'éternité, notre fond auml été transposé dans le sans-fond, savoir dans la majesté, hors de la nature de feu.

5. Ah misérable aveuglement, qui nous empêche de nous connaître! 0 toi, noble créature (l'homme),

si tu te connaissais, si tu savais qui tu es, combien ne te réjouirais-tu pasi Gomment donnerais-tu accès

au sombre ilémon qw, juur et nuit, s'eiïorcp âo rendre notre base all'eclive terrestre, pour que nous ne reconnaissions pas notre vraie patrie, dont nous som* mes sortis! 0 misérable, perverse raison, si tu pouvais saisir une étincelle seulement de ta grandeur première, aveo (juelle ardeur ne la désirerais-tu pas ! Combien est gracieux l'aspect de ia divinité ! Quelle n'est pas ia douceur de Teau de la vie éternelle découlant de la majesté de Dieu! 0 chère lumière, prends-nous de nouveau à toi , nous sommes maintenant endormis a\e(' Adam dans la source terrestre! Ah viens, cher Verbe, et réveille-nous en Christ! Oh chère lumière, puisque tu es apparue, romps seulement la puissance du diable qui nous tient prisonniers! Romps la puissance de l'antechrist et de l'avarice, et délivre-nous du mal ! Réveille-nous, Seigneur, car nous avons longtemps dormi dans les iilets de Satan, dans la source terresire ; fais-nous voir de nouveau ton salut; veuille faire naître la nouvelle Jérusalem ! Puisqu'il est juur, pourrjuoi dormirions-nous encore? Viens donc, toi briseur de la mort, puissant héros et chevalier, et détruis le régne de Satan sur la terre; donne-nous (à. ton Adam malade) pourtant encore un rafraîchissement de Sion, qui nous restaure, afin" que nous puissions l etourner dans notre vraie patrie. Vois, toutes les montagnes, les collines et les vallées magnifiant la gloire du Seigneur : il pousse comme un végétal, qui Tempéchera? Hallélujah !

6. Adam s'élant donc endormi, se trouva dans le myptèrt», c'est -A-dire dans les merveilles divines : ce qu'il avait fait de lui était l'ait. Alors le nom empreint de Jésus mut de nouveau le fiai en deux formes, soit en deux teintures du feu et de Feau. Car cette première image était maintenant échue au nom de Jésus dans le Verbe de la vie; et acluellenient le Verbe de la vie était le second créateur (comprends avec le nom imprimé de Jésus» qui voulait devenir homme); celuici sépara les deux teintures l'une de l'autre, savoir la teinture du feu de celle de la lumière ; toutefois, non enlièif nient dans la puissance, mais dans la suhslantialité ; car dans la substantialité de la teinture de la lumière était le sulphur-veneris de l'amour, dans lequel Adam devait et pouvait s'engrosser lui-même : la teinture de feu donnait l'âme, et la leintui e de la lumière Fesprit, comme une image, selon l'image extérieure. La vie de feu portait son imagination dans la vie de lumière» et la vie de lumière dans celle de feu, comme dans la vertu essentielle d'où la lumière luit; cela était réuni en Adam, car il était homme et i'einme. Et le Verbe de la vie pi il d'Adam la teinture de Vénus avec le liât céleste et terrestre, et aussi de ses os, une côte de son côté, puis la demi-crdix T dans la tète, qui est le sceau de la Sainte -Trinité, figure par le Verbe de la vie, en tant que le grave nom de Dieu qui se présente sons un tel signe; T signifie la croix de Christ, sur laquelle il devait mourir, engendrer de nouveau Adam et l'introduire, au nom de Jésus, dans le saint Ternaire. Le fiât prit tout cela à lui, avec toutes les essences de qualité hu-

maine, bien qn'afnssi de la propriété do feu de Tâme^

mais dans la teinture de Vénus, non selon la puissance du centre, et se partagea dans toute la forme de l'homme.

7. Ainsi fut créée la femme, avec tous les mem- ^ bres de propriété féminine, comme eOe les à encore ;

car l'esprit du grrand monde avait maintenant le liai le plus puissant et conforma la femme de la manière que cela pouvait se faire; car la forme angélique ayant disparu, la femme ne pouvait être engendrée que sous forme animale ; de même en fut-il aussi d'Âdam : puisqu'il était échu à la majïie terrestre, il reçut des membres masculins de forme et de ligure animales et son engendrement fut commis au (lat, ce qui en fît une ressemblance selon lui, de lui. S'il é(ait demeuré incliné au céleste, il aurait engendré luimême à la l'aron céleste ; cela lut dévolu au liai terrestre ; sou corps extérieur devint un animal ; il perdit aussi l'inteUigenoe céleste et la force de la toute puissance.

8. Ainsi, sache, cher lecteur, que Christ, l'autre Adam, ne s'est point laissé crucifier, percer le côté avec une lance et qu'il n'a pas répandu son sang en vain ; en voici la cause : Le cdté d'Adam s'était ouvert lors de l'extraction d'une côte pour la femme. Dans cette même ouverture devait pénétrer la lance de Longini avec la fureur de Dieu ; car elle était entrée en Adam cl , par la terrestréilé de Marie , aussi dans le côté de Christ; ainsi, le sang de Christ devait noyei* la fureur et Tôter du premier Adam; car l'autre Adam avait aussi du sang céleste qui ilevait noyer la

■ rlTHMiailiÉii

le

tlirba terrestre, pour qoe le premier Adam fût guéri.

Page 1