INTRODUCTION
Les sentiers de la vie sont tout couverts de pièges tendus à notre fragilité : il faut donc veiller à parcourir avec prudence ce périlleux voyage. Mais , hélas ! qui nous donnera de reconnaître les attraits perfides qui nous entraînent si violemment à notre ruine et les secrètes embûches deTesprit mauvais, de la chair et du monde , si la lumière d'en haut ne ient nous éclairer?
Dieu est le principe et la source de tout bien ; il est le Dieu de toute miséricorde : c'est donc à ses pieds que nous nous prosternons en lui demandant cette l'incesd. # 2
2 DE LiNCENDJE
faveur. Oui, car enfin ce peu île bien qui se trouve en nous, ce bien qui est notre pouvoir ou que nous souhaitons, c'est de lui seul qu'il émane. C'est lui qui, par sa puissance, a tiré toutes les créatures du néant; et c'est encore sa sagesse qui les dirige et les gouverne.
Ainsi, dans la prière, dans le travail, partout et toujours, c'est vers le trône de sa miséricorde que doivent se porteries regards de notre âme; c'est là qu'il nous faut consulter ses desseins sur nous. Mais , pour cela , il est nécessaire de purifier notre cœur des souillures qui obscurcissent notre intelligence. C'est la condition essentielle pour connaître la volonté d'en haut. Alors seulement nous pouvons nous approcher de la montagne sainte, où Dieu nous donnera sa loi en nous révélant ses adorables desseins, et sans laisser désormais aucune excuse à notre ignorance.
Dieu s'est manifesté jadis sous le voile de l'énigme et de la parabole; aujour-
cThui c'est par l'intermédiaire de son Yerbe , de son Fils unique et coéternel qu'il daigne nous éclairer dans sa miséricorde. 11 ne se contente plus de nous parler, mais il nous a laissé dans sa vie un modèle admirable de conduite, et nous a dévoilé les secrets des Ecritures , les mystères des Sacrements et la gloire triomphante de la céleste patrie.
Brisons donc les liens du péché, dégageonsnous des misérables vanités du monde, approchons avec un vif empressement de Jésus, de cet aimable Sauveur, en qui réside la plénitude des biens et la perfection de toutes les vertus ; et, par lui, sachons nous élever jusqu'à Dieu le Père.
Nous le pouvons, car il a dit lui-même que personne ne pouvait arriver au Père que par lui; et c'est une fois parvenus à cet heureux terme que nous tressaillerons de joie et que nous serons enivrés des célestesvoluptés. Mais, jusqu'au moment où il nous sera donné de pénétrer
dans cette gloire qui nous est promise , laissons à notre âme le bonheur de contempler la majesté divine, et à nos lèvres le bonheur de la glorifier.
Essayons, avec le secours du Ciel , d'écrire dans ce petit livre la sagesse des paroles de Dieu , les perfections de sa vie et Y Incendie de son Amour; essavons d'entrevoir et de goûter cette gloire et celte magnificence que notre grand Dieu a promises à ceux qui faiment. C'est dans ces dispositions que nous pourrons surmonter les ardeurs de la convoitise, les épreuves des combats et les aiguillons de la souffrance; alors surtout que nous serons fortifiés par celui qui nous a créés, le Dieu immortel des siècles.
Ainsi soit-il.
®&sl