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qui doivent faciliter l'accès de la tumeur, en n’intéressant que les parties molles, il y en a deux à citer, la fente médiane des parties molles du nez le long de la cloison médiane, augmentée souvent encore de la fente avec décollement de la lèvre supérieure (SyME), et la fente longitudinale du voile du palais, pratiquée d’abord par MANNE, chirurgien d'Avignon.
Quelque peu plus graves que ces procédés, sont les résections partielles du maxillaire, qui furent substituées à la résection totale, quand on en eut reconnu la gravité.
Il y a d’abord le procédé de MrcHaux, qui consiste -à enlever les os propres du nez et l’apophyse montante du maxillaire supérieur.
De même que MANNE, NÉLATON fendit le voile du palais, décolla la muqueuse et le périoste de la voûte palatine, perça celle-ci avec un perforateur de chaque côté de la ligne médiane, engagea dans chacun des trous les mors d’une pince de Lisron et fit éclater le pont osseux qui les séparait et la partie postérieure de la voûte.
Une troisième méthode est celle de HuGutEr, qui consiste à scier la base de lapophyse montante et à mettre à nu la partie antérieure du sinus maxillaire au moyen de la gouge et du maillet.
De même, CHASSAGNAC, après avoir récliné du côté droit un lambeau comprenant la peau et une partie des cartilages du nez, enleva avec la scie à chaîne, après avoir pratiqué au moyen d'un trépan une ouverture conduisant de l’un des orbites dans l’autre, les os du nez et l'apophyse montante du maxillaire.
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Reste encore à citer la méthode de GUSSENBAUER, qui fend la ligne médiane du palais dans toute sa longueur jusque sur l'os et enlève au moyen du ciseau la voûte palaline et, si c’est nécessaire, une partie du vomer.
Comme toutes ces méthodes nécessitaient toujours l’ablation d’une partie saine des os de la face, on eut l’idée de ne déplacer les os que momentanément en les laissant en rapport avec les parties molles, et c'est ainsi que prirent naissance les résections temporaires que nous allons énumérer en les divisant (voy. GoGuEL, De la Résection temporaire des os de la face), selon le chemin que choisit le chirurgien, en voie nasale et maxillaire.
Voie nasale.
La première résection temporaire fut celle des os du nez et de l’apophyse montante du maxillaire supérieur, pratiquée par M. LANGENBECk, dans le but d’extirper un polype naso-pharyngien.
L'opération fut exécutée de la façon suivante :
Après avoir fait une incision partant de la racine du nez, et allant jusqu’à la narine droite, M. LANGENBECK disséqua l’os nasal droit en ne lui laissant en fait de parties molles que son périoste, puis il sépara d’un coup de pince los nasal de celui de l’autre côté jusqu’à l'os frontal, coupa l’apophyse montante du maxillaire supérieur à sa base, luxa ces deux os sur le front, de sorte que ces os étaient reliés au frontal par un pont com-
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prenant d’un côté le périoste, de l’autre le périoste et la muqueuse. Suture des parties molles.
Un grand inconvénient de cette méthode c’est que, los n'étant plus nourri que par le périoste, on risque une nécrose de l'os nasal. Cet inconvénient fut signalé d’abord par M. Eug. BœckEL, qui propose dans sa traduction du Traité des Résections de Heyfelder (1863) de former un lambeau ostéo-cutané, comprenant l'os nasal comme il suit :
1° On fait une incision transversale sur le dos du nez, allant d’un sac lacrymal à l’autre, immédiatement au-dessous du tendon de lorbiculaire; une seconde incision part de l’extrémité droite de la première, descend dans le sillon naso-génien jusqu’à l’aile du nez qu’elle détache. Une troisième incision divise la sous-cloison à son union avec la lèvre.
2° À l’aide d'un troicart on perce le nez d’un sac lacrymal à l'autre et l’on divise les os dans le sens de la première incision avec la scie à chaîne. Un second trait, donné avec une scie à guichet, divise les os dans le sens de lincision verticale. Enfin, 1l reste à couper verticalement la cloison des fosses nasales aussi loin en arrière que possible; on y parvient moyennant une pince de LisTon, un fort bistouri ou une petite scie.
3 On replie le vaste lambeau comprenant presque toute la saillie du nez vers le côté droit, en brisant l’apophyse montante de ce côté à sa base. On la saisit entre les branches d’une forte pince garnie d’amadou. Si elle offre trop de résistance, on peut la diviser par l'intérieur du nez avec un Ciseau.
4° Pour achever de dégager l'accès du pharynx, il
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faut encore extraire les cornets et le reste de la cloison. Puis, le polype enlevé, on refixe le nez en place à l’aide de points de suture. La portion de cloison qui a été conservée et repliée avec le nez, empêcherait l’affaissement de cet organe et les cicatrices seraient certainement peu visibles. M. BŒCkEL n’a pas exécuté ce procédé sur le vivant; quelques années plus tard DE Bruns l’a appliqué deux ou trois fois en se l’attribuant (voy. Berliner klinische Wochenschrift).
Comme M. E. BæckeL propose de renverser le nez sur la joue, M. LAWRENCE l'a relevé sur le front, en procédant comme il suit :
4° On pratique deux incisions allant depuis le côté interne des sacs lacrymaux jusqu’au ‘point de jonction des ailes du nez avec la lèvre supérieure.
2° On sépare d’un coup de pince les apophyses montantes du maxillaire et les os du nez.
3 On relève le nez sur le front en coupant la cloison.
Il faut ajouter que, dans le cas de M. LAWRENCE, les os du nez étaient ébranlés par la tumeur et mobilisés, ce qui évidemment a de beaucoup facilité le renversement sur le front.
La dernière des méthodes nasales dont nous parlerons est celle de M. OLLIER, qui renverse le nez avec sa charpente en bas. La peau du nez est transformée par une incision en fer à cheval en un lambeau ayant sa base entre les deux points de jonction des ailes des narines avec la lèvre supérieure, puis les os du nez et les apophyses montantes sont sectionnées dans la plaie au moyen d’une scie droite et rendues mobiles
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par des coups de ciseau sur la cloison et les ailes; enfin, le nez est renversé en bas. Si la cloison gêne la vue et l’action, il est facile de la mobiliser au moyen du ciseau, ainsi que les cornets.
Si nous considérons les avantages et les désavantages de ces quatre méthodes, nous pouvons tout de suite en exclure deux de la comparaison, celle de M. LANGEN- BECK, dont l'inconvénient a été signalé par M. Bœcxkez, et celle de M. LAWRENCE, qui ne trouve son applicaion qu’en cas de mobilité des os. Restent les procédés de M. Ozzrer et de M. BœckeL. Il est évident que le procédé de M. OLLIER est plus facile et que son lambeau est mieux nourri que celui de M. BŒCKkEL; mais il s'attaque surtout à la partie supérieure des fosses nasales qui est la plus étroite, tandis que le procédé de M. BœCkEL ouvre largement l'accès des fosses nasales.
Passons maintenant à la voie maxillaire, en observant la division en voie maxillaire inférieure et supérieure. (GOGUEL, De la Résection temporaire des os de la face. Paris, 1875.)
Voie maxillaire inférieure.
La voie maxillaire inférieure, que l’on peut aussi appeler voie palatine, comprend deux procédés, celui de M. Huaurer et celui de M. DÉZANNEAU.
M. Hueuter fut le premier qui entreprit la résection temporaire par le maxillaire, dans le but d'extraire un polype naso-pharyngien ; il procéda de la façon suivante : Après avoir fendu la commissure buccale jus-