PREUVES TIRÉES DE LA THERMOMÉTIRE CÉRÉBRALE
On pensait déjà depuis longtemps que le cerveau, au point de vue de la circulation, devait rentrer dans la loi commune. Récemment, Mosso eut la rare occasion d'observer trois individus chez lesquels de larges plaies du crâne avaient découvert le cerveau sur une certaine étendue.
Ses recherches ont démontré que pendant l’activité psychique, il existe réellement un afflux sanguin plus considérable au cerveau.
Cette congestion se montre nécessairement proportionnée, dans son intensité et sa persistance, à la durée de la manifestation cérébrale.
Thanhoffer, dans un mémoire très court, avait énoncé la proposition vraisemblable que l’activité cérébrale exerce sur le pouls une influence évidente.
Le fait, insuffisamment démontré, valait la peine d’être vérifié. C'est ce qu'a prouvé M. le docteur Gley, dans un très intéressant travail sur l'Etude expérimentale du pouls pendant le travail intellectuel. M. Gley à constaté pendant le travail intellectuel : 1° Une augmentation du nombre des battements du cœur, qui paraît être en raison directe de l'attention; 2° une dilatation de l'artère carotide et un dicrotisme plus marqué du pouls carotidien (3).
(1) Mosso. Sulla circulazione del sangue nel cervello dell’ uomo. Atti dall. acc. dei Scienci, Roma, 1880.
(2) Thanhoffer. Der Einfluss der Gehirnthatigkeit auf den Puls. Arch. von Pfluger Neunzehnter. Band viertes und fünftes. Heft. Bonn., 1879, ;
(3) Gley. Etude expérimentale sur l’état du pouls carotidien pendant le travail intellectuel. Paris, 1881.