On peut, à volonté
1“ Recueillir l’extra-courant produit à une, à deux ou à quatre des interruptions
(1) Duchenne, De l’électrisation localisée, etc., 2* édition, Paris, J. B. Baillière, 1861.
coïncidant avec les maxima de l’induction magnétique qui se produisent à chaque tour de l’armature de tout appareil de Page. Dans le cas d’une ou de deux interruptions, on a des courants de même sens ; dans le cas de quatre, ils sont alternativement de sens contraires (1) ;
2° Suspendre toute interruption du rhéotome, le circuit de la première hélice restant ouvert; on n’a alors que des effets insignifiants dans la deuxième hélice;
3" Suspendre toute interruption du rhéotome, le circuit de la première hélice restant fermé ; le résultat est le même ;
4.“ Laisser fonctionner le rhéotome de la première hélice, et on recueille alors dans le circuit de la seconde des courants dont les effets seraient, d’après M. Duchenne, notablement différents de ceux de l’extra-courant.
kk. — M. Duchenne a attribué les effets particuliers qu’il observe dans sa deuxième hélice, à l’action de courants dont la distribution et l’intensité seraient différentes de celles des courants qui sont induits dans la première hélice. D’autres personnes, au contraire, ont pensé que les deux hélices ne différaient que par la longueur du fil. Je suis porté à croire que ce qui a manqué à l’idée de M. Duchenne c’était d’être étayée par un rayonnement précis, mais qu’elle est cependant en grande partie juste, au moins dans le cas de son appareil magnéto-faradique.
On peut regarder comme avéré que dans tous les appareils magnéto-électriques de petites dimensions les alternatives d’aimantation et de désaimantation ne suffisent pas pour produire des courants capables de donner des commotions, et cela quelle que soit la vitesse des armatures ou des bobines, quelle que soit aussi la longueur du fil des bobines induites; tandis que la rupture du courant vers l’instant où son intensité est maximum en produit d’énergiques. Cela tient simplement à ce que le décroissement d’intensité qui a lieu au moment d’une rupture est beaucoup plus rapide que la plus rapide désaimantation que nous puissions produire par des mouvements de rapprochement ou d’éloignement opérés mécaniquement (2).
( 1 ) Los 1 ", 2“, 3° et 4" sont inégaux en intensité; les plus forts sont ceux de deux en deux qui correspondent à la variation d’aimantation dans le sens de la désaimantation. C’est là un fait d’expérience générale; il semble que la désaimantation se fasse plus rapidement que l’aimantation.
(2) On peut se demander comment il se fait qu’un extra-courant ne soit pas produit au moment où la bobine de Clarke, par exemple, passe devant un pôle d’aimant, puisqu’à cet instant te courant change brusquement de sens ainsi que nous l’avons dit ci-dessus; et il semble qu’un changement de sens de ce genre doive être bien plus efficace qu’une interruption. Mais c’est que le changement brusque de sens représenté par la courbe n’est qu’une fiction ; en réalité ce changement est relativement rapide mais non brusque, parce que ce ne sont pas des points mathématiques qui passent l'un devant l’autre, les dimensions relativement considérables dos bobines et des aimants font que l’action dé-