PHARMACIE CENTRALE DE FRANCE
Fondée par Dorvault en 1853 sur le principe des sociétés coopératives de production et de consommation, elle s’adjoignait en 1862 la Droguerie Menier, achetée au créateur de la célèbre chocolaterie, et devenait la maison de vente de produits chimiques et pharmaceutiques, la plus importante de France.
Le capital initial de 1 million fut porté à 4 millions en 1855, à 5 en 1865 et à 10, capital actuel, en 1881.
Le siège en est dans l’ancien hôtel d’Aumont 7, rue de Jouy, à Paris (1). La direction a été successi* vement confiée au fondateur, puis à Génevoix, et à Buchet, directeur actuel.
La prospérité de la Société a nécessité l’agrandissement de la maison de commerce en achetant les numéros 19, 21 et 23, de la rue des Nonnains- d'Hyères.
L'usine de Saint-Denis, 379, avenue de Paris, occupe 30.000 mètres, dont la moitié couverts. Elle possède 7 générateurs faisant 400 HP et occupe 150 employés et ouvriers.
Les fabrications sont de diverses natures :
19 Produits galéniques : toute la série, alcoolats, teintures, extraits, poudres, pommades, sirops, pilules, capsules, dragées, pastilles, comprimés, biscuits, chocolat.
20 Produits chimiques d'industrie : bromures, iodures, bicarbonate de soude, phosphate de chaux, glycérophosphates, chloral, iodoforme, magnésie calcinée, calomel, fer dialysé, sels d’antimoine (kermés, oxyde blanc) sels de bismuth, sels de fer.
(1) Voir la très originale publication faite par M. Charles Sellier, conservateur adjoint du musée Carnavalet, « la Pharmacie Centrale », 2e édition.
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30 Alcaloïdes : digitaline cristalisée, aconitine, atropine, pipérine, picrotoxine, absinthine, quassine, paracotoïne, hélénine, cantharidine, sels de caféine, acide chrysophanique, cocaïne,
49 Sels de quinine : l'usine traite annuellement cent mille kilos de quinquina. Outre ces produits de fabrication, les laboratoires de recherches de la P. C. ont exposé certains alcaloïdes rares et des produits de chimie organique.
La production de Vusine est de 430.000 kilos de produits chimiques et un million de kilos de produits pharmaceutiques et galéniques, le tout d'une valeur de 4 millions environ .
En plus de cette usine, la Pharmacie Centrale possède à Paris des ateliers de confiserie pharmaceutique, pilules, granules, dragées, chocolat.
Sont rattachées à la maison de Paris 2 succursales : Lyon et Bordeaux et 7 agences, Marseille, Toulouse, Nancy, Nantes, Rouen, Lille et Londres.
La Pharmacie Centrale de France fait une moyenne actuelle de quinze millions dont un peu à l'exportation. Elle publie 2 journaux : l'Union Pharmaceutique et le Bulletin Commercial.
Elle a institué une caisse de retraites et une caisse de secours mutuels pour son personnel.
Très bien organisée, elle constitue un modèle du genre. C’est l’une des premières drogueries de France et la maison la plus importante de fabrications pharmaceutiques, aussi a-t-elle obtenu les plus hautes récompenses à de nombreuses expositions.
POINTET et GIRARD Siège social : 30, rue des Francs-Bourgeois, à Paris. 2e Direction technique : M. Pointet, ingénieur chimiste ;
Direction commerciale : M. Girard, pharmacien de 1re classe, ancien pharmacien militaire.
Capital : privé.
ea Usine : Villeneuve-la-Garenne, occupant une superficie de 25.000 mètres carrés dont 8.000 couverts.
Force : trois générateurs faisant ensemble 350 mètres carrés de surface de chauffe.
Personnel : 150 ouvriers et ouvrières à l’usine et une quarantaine d'employés à la maison de commerce de Paris.
Historique : fondée en 1891, avec une usine occupant seulement 4.000 mètres dont 1.500 couverts de bâtiments, elle dût, en raison de sa prospérité, construire la nouvelle usine de Villeneuve-la-Garenne, six fois plus grande que la première.
Parallèlement, le service commercial étouffait au n° 2 de la rue Elzévir, et il fallait, pour répondre à ses besoins, l’ancien hôtel de Gabrielle d’Estrées, 30, rue des Francs-Bourgeois.
Cette maison s’est spécialisée dans l’industrie chimique pharmaceutique et chaque année a vu augmenter le nombre de ses fabrications en même temps que le chiffre de ses affaires. M. Pointet, alsacien, ayant opté pour la France, avait peut-être plus que tout autre fabricant français le désir de battre en brèche la concurrence allemande et tous ses efforts étaient tendus vers ce but. \
Très actif, M. Pointet a été rapporteur de la classo des produits chimiques à l'exposition de Turin en 1911. Fabrications : Tous les sels de quinine usités en
pharmacie, les iodures et autres dérivés de l’iode, les bromures et autres dérivés du brôme, les glycérophosphates, les sels de calcium, de fer, de bismuth, d’antimoine, de mercure.
L’éther, le chloroforme, les éthers bromhydrique, iodhydrique, valérianique, des alcaloïdes et principes végétaux, cocaïne, ésérine, digitaline, pilocarpine, quassine, théobromine.
La maison exporte beaucoup de ses produits dans toutes les parties du monde.