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Chemische Fabrik Von HEYDEN (Société par actions).
Siège social : Radebeul près Dresde.
Directeur général : Le Dr. C. Kolbe.
Capital : 5 millions de marks.
Usine : Radebeul.
Force : 15 chaudières faisant 2.100 mètres carrés de surface ; 20 moteurs à vapeur ; 10 dynamos et 71 mo-
- teurs électriques.
Chemin de fer électrique à voie étroite pour le service intérieur et pour relier l’usine au chemin de fer de Leipzig.
Personnel : 80 employés et 700 ouvriers.
Fabrications : Produits pharmaceutiques, produits intermédiaires, parfums artificiels, produits alimen-
taires et édulcorants artificiels.
Produits pharmaceutiques : acide salicylique, salol, bétol, benzoate de gaïacol, benzo-naphtol, duotal (carbonate de gaïacol) créosotal (phosphate de gaïacol), salicylate de bismuth, xéroforme (tribromophénolbismuth), orphol (b.-naphtol bismuth), collargol (argent colloïdal) pyrocatéchine, gaïacol cristallisé synthétique.
Historique : Société fondée en 1874 par le Dr von Heyden pour la fabrication industrielle de l'acide salicylique et de ses sels par le procédé Kolb. Le succès de l'acide salicylique et de ses dérivés en thérapeutique humaine et vétérinaire, comme antiseptique dans les conserves alimentaires, dans la fabrication des matières colorantes et dans celle des parfums a été considérable dans le monde entier.
La fabrication des acides oxycarboniques aromatiques a été modifiée et le procédé Kolbe remplacé par
. celui de Schmitt et Seifert (action sous pression de l’acide
carbonique sur les sels alcalins des phénols).
Découvertes : Salols (éthers salicyliques des phénols), par Nencki. Perfectionnement des méthodes de production synthétique de la pyrocatéchine, de l'acide pyrocatéchique et du gaïacol cristallisé par Hahle.
Citrate et lactate d’argent par Crédé.
Collargol, par Carey Lea.
Œuvres philanthropiques : Réfectoire économique, cantine, caisse de retraites, colonies de vacances, caisse de maladies et d'assurances. ,
Farbwerke worm Maeisrer Lucius et Bruninc
(Société Anonyme) à
Siège social : Hochst-sur-Mein.
Directeurs : MM. de Ridder, Laubenheimer, G. de Bruning.
Capital : Actions : 50 millions de marks ; obligations : 7 millions. (Rapport Auger sur les matières colorantes.)
Usine : Hoechst. D'une superficie de 130 hectares dont 30 couverts.
Filiales : à Creil en France et à Moscou (Russie).
Force : 93 chaudières faisant 18.760 mètres carrés. 109 moteurs à vapeur donnant 5.700 HP.
Transports : Raccordement au chemin de fer. Service intérieur par 11 locomotives sur 25 kilomètres de voies.
Personnel : 300 chimistes, 74 ingénieurs, 600 employés et 6.600 ouvriers.
Historique : Fondée en 1862 par MM. Wilhem Meister, le Dr Engen Lucius, August Muller et le Dr Adolph Bruning, sous la raison sociale « Meister Lucius et Cie ».
En 1863, l’usine installée sur les bords du Rhin, près de Hoechst débuta avec une petite chaudière et un moteur à vapeur de 3 HP. Elle fabriquait de 5 à 7 kilos de fuchsine par jour.
En 1867, la raison sociale fut changée et la firme devint » Meister Lucius und Bruning ».
En 1869, il fallut construire une autre usine, et l'entrée cette annéé du Dr Charles Koenig, comme directeur technique dans la maison, contribua beaucoup à sa prospérité. :
En 1870, on construisait une nouvelle usine pour la fabrication de l’alizarine artificielle, par le procédé Riese, chimiste de l’usine (transformation de l’anthraquinone
en acide sulfonique par l’action de SO* H2 fumant, et fusion de cet acide sulfonique avec l’alcali). Le vert à l’aldéhyde, découvert par hasard par Usèbe, avec la fuchsine et l’alizarine furent les trois produits qui assurèrent le développement prodigieux de la maison. Le remplacement de l'acide arsénique, dangereux pour les ouvriers, par le nitrobenzène comme oxydant, découverte due à Coupier, permit de développer considérablement la fabrication de la fuchsine et en 1872 l’usine en produisait déjà 350 kilogrammes par jour.
En 1878, l'introduction des couleurs azoïques amena un développement considérable.
En 1880, l'usine devait construire une fabrique d'acides sulfurique et chlorhydrique pour assurer sa consommation et l’importance était devenue telle que la transformation en société anonyme s’imposait. C’est ce qui eut lieu sous la raison sociale actuelle.
En 1892, on installa une station bactériologique pour préparer la Tuberculine de Koch et plus tard pour les sérums antidiphtériques de Behring.
La découverte de la diméthylphénylpyrazolone par Knorr (antipyrine) ouvrit le champ aux produits thérapeutiques qui furent largement exploités en France avec la filiale de Creil :
Pyramidon, Salvarsan (606), Novocaïne.
Dividendes : 27 0/0 en 1910 ; 30 0/0 en anne 20 ar en 1914.
Valeur en Bourse des actions : 216 millions.
Filiale française : Celle-ci était installée à Paris sous le nom de Compagnie Parisienne des Couleurs d’aniline, 8, faubourg Poissonnière. La maison commerciale en sous-ordre direct de Hoechst était doublée de l’usine du Tremblay, à Creil. Dans cette dernière les produits ‘pharmaceutiques étaient faits sous la responsabilité légale de notre confrère Duputel et vendus sous son nom.
Œuvres philanthropiques (!) : À Hoechst, on a construit des habitations ouvrières où les travailleurs paient 20, 25 et 30 marks par mois. Les salaires sont en moyenne de 4 fr. 50 par jour pour les hommes ; 2 fr. 50 pour les garçons de 16 à 17 ans et de 2 francs pour les femmes.
(1) Jules Hurer. Rhin et Westphalie, page 115.
Aux ouvriers, le repas de midi est donné au restaurant de l’usine pour 20 pfennigs (0.25) comprenant : 1 litre de soupe aux légumes, 125 grammes de viande, 1 litre de café chicorée. Pour couvrir les frais, l'usine verse 0 fr. 10 par repas et supporte les dépenses de per-' sonnel et de matériel.
Les employés ont aussi leur restaurant, ils peuvent manger pour une somme de 40 pfennigs à 1 mark ; l'usine paie en sus 0 fr. 30 par repas pour les frais.
Ils ont une salle de réunion avec jeux, des bain$ très bien agencés, une maison d'accouchement pour les femmes, un magasin coopératif vendant au prix de la ville, avec répartition des bénéfices en fin d'année ; un garage pour les bicyclettes, une bibliothèque de 9.000 livres (sciences, philosophie, voyages, romans), une fanfare.
Un village de retraite pour les vieux travailleurs qui sont logés gratuitement au bout de vingt ans de service. Les filles des ouvriers ont une école ménagère, les veuves et les orphelins, un refuge. Il y a une caisse de secours et de maladie. ;
KALLE und C°
Siège social : Biebrich-sur-le-Rhin.
Directeur : M. Eugène Fischer.
Usine : Biebrich et succursales à Varsovie et à New-York.
Force : 14 chaudières faisant 1.500 mètres carrés ; 31 moteurs donnant 800 HP ; voie de raccordement à la ligne de Francfort-Coblentz.
… Personnel :'600 employés et ouvriers.
Fabrications : Colorants artificiels, produits pharmaceutiques.
Produits pharmaceutiques : Iodol (tétraiodopyrol). Inventeurs : Ciamician et Silber. Antifébrine, inventeur : Hepp ; Oréxine, inventeurs : Paal et Busch ; Tannate d’orexine ; Hétol (cinnamate de soude) inventeur : Landerer ; Dormial (diméthyléthylcarbinol chloral).
Dividendes : pour 1914 10 0/0.
Historique : Maison fondée en 1863 sous forme de