‹ De L'Industrie Chimique PharmaceutiqueChapitre 91 sur 113 · A KES · texte numérisé non relu

A KES

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société en commandite par le D' Wilhelm Kalle et son père Jacob Alexander comme commanditaire. Transformée en société plus étendue en 1865.

À débuté avec 3 ouvriers et un comptable par la fabrication de la fuchsine et des bleus solubles à l'alcool.

En 1875, elle entreprenait la fabrication des couleurs azoïques et en 1885 celle des produits pharmaceutiques.

Œuvres philantropiques : caisses de retraites et de secours, caisse d'épargne, primes d’âge, cantine, habitations ouvrières.

KNOLL und C°

Siège social : Ludwigshafen.

Personnel : 8 chimistes, 15 employés, 70 ouvriers.

Propriétaires : MM. Dr Albert Knoll, Max Maege: Hans Knoll.

Force : 4 chaudières de 140 mètres carrés de surfac® de chauffe ; 2 moteurs 70 HP.

Reliée au chemin de fer.

Maison fondée en 1886.

Produits de fabrication: Alcaloïdes de l’opium (apomorphine, codéïne, cotarnine, morphine, narcéine, narcotine, paravérine), atropine, cocaïne, caféine, pilocarpine, théobromine, acétanilide, coumarine, diurétine, ferropyrine, iodoformogène, ichtalbine, sels de quinine, acide malonique, résorcine, phénacétine, salicylates, salol, styracol, tannalbine.

Produits organo-thérapeutiques : (Thyradène, Ovaradène, Médulladène, Rénadène).

Produits dermado-thérapeutiques (Eugallol, Lénigallol, Eurobine, Lénirobine, Eurésol).

Méthylmorphine (codéine synthétique) Ethylmorphine.

Les produits spécialisés Knoll étaient préparés en France par M. G. Moure, pharmacien, 47, rue de la Condamine, à Paris.

E. MERCK

Siège social : Darmstadt.

Propriétaires : MM. le Dr Louis Merck, le Dr A. Merck, le Dr Willy Merck, le Dr C.-E. Merck.

Usines : Darmstadt, en Allemagne ; Montereau (S.-et-Marne), en France.

Force motrice : À Darmstadt : 13 chaudières d’une surface de chauffe de 2.000 mètres carrés -environ, 15 machines à vapeur, et plusieurs moteurs à gaz Pelton.

Succursales : À Londres et à Moscou.

Personnel : À Darmstadt : 800 ouvriers, 150 employés 50 chimistes, ingénieurs, médecins et pharmaciens.

Historique: C’est de la pharmacie « A l’Ange » (Engelapotheke), à Darmstadt, appartenant à la famille Merck depuis 1668 que s’est peu à peu développée la fabrique actuelle. Les débuts de l’activité industrielle datent de la première moitié du siècle passé.

En 1827, Heinrich Emmanuel Merck préparait déjà la morphine en grandes quantités. Il ne conçut cependant qu’en 1831 l'idée dé créer une fabrique indépendante de sa pharmacie, lorsque sa tentative de fondation d'une société d'échange de produits pharmaceutiques et chimiques purs, faite avec Liebig à Giessen et Geiger à Heidelberg eut échoué, par suite de la faible participation des pharmaciens allemands.

Il se consacra dès le début à la recherche des alcaloïdes qui devinrent le type de sa fabrication. Les préparations de l’'émétine, de la strychnine, de la picrotoxine, furent suivies de celles de la codéine en 1836, de la narcéine et de la vératrine amorphe. La vératrine cristallisée (Cévadine) découverte par le Dr Georges Merck, ne fut préparée qu’en 1855. La préparation de la santonine fut entreprise en 1840 ; il installa alors sa première machine à vapeur. L° atropine et ses sels furent préparés en premier lieu vers 1850.

Comme se rattachant à la préparation de ces alcaloïdes, il prépara des extraits et ajouta successivement la fabrication des produits pharmaceutiques purs et celle des produits chimiques techniques.

Vinrent ensuite les acides hippurique et chrysophanique, l’arbutine, la cantharidine, la théobromine, la caféine, la colchicine, la solanine, la digitaline et le bromoforme.

C’est de cette époque que date aussi la fabrication en grand de l’acide pyrogallique, de l’acide gallique, du tannin et du nitrate d’argent.

À la mort de Heinrich Emmanuel Merck, en 1855, le personnel comptait 60 ouvriers et employés. Ses trois fils Karl Georg et Wilhelm se partagèrent la direction, et la maison Merck continua sa marche rapide et progressive. Il fut nécessaire d'agrandir l'emplacement primitif et d’ériger de nouvelles constructions. C’est en 1862 que la cocaïne, découverte par Lossen fut préparée pour la première fois. Koller et Freud ne l’introduisirent cependant que vingt-deux ans plus tard dans la médecine.

A cette époque, la fabrique prépara d’autres médicaments : Aloïne, Podophylline, Kousséine, Physostigmine, Hyosciamine, Oxalate de cérium et quelques produits importants à base de césium et de rubidium.

Les propriétaires de l’usine suivirent fidèlement la tradition de leur père en restant en contact avec les savants contemporains éminents et la fabrique sut largement profier des travaux scientifiques des chimistes et des pharmacologues de ce temps.

En 1870, la préparation des produits chimiques purs fut agrandie sensiblement, ainsi que celle des produits destinés à la microscopie et à l’industrie. La fabrication de l’apomorphine, de l’aconitine cristallisée, de la pilocarpine et de quelques-uns de ces sels, date aussi de cette époque, ainsi que celle de différents produits à base de bismuth et de lithine.

En 1873, l’usine obtint la spartéine et ses sels, puis les préparations à base de cotoïne ; en 1874, l’acide salicylique et en 1880, le salicylate d’ésérine, le plus stable de tous les séls d’ésérine.

L'extension des affaires, prouvée encore par l’augmentation graduelle du personnel, nécessita en 1883 la fondation de la succursale de Londres et quelques années plus tard celle de la maison de New-York.

Vers 1889, les alcaloïdes rares de l’opium furent ‘objet de recherches assidues ; peu de temps après, deux

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matières albuminoïdes excessivement toxiques, l’abrin et la ricine, furent préparées en grand. 5

Le résultat généralement favorable de la création des brevets allemands eut une grande influence sur le développement de la firme pendant les dix années suivantes. Elle entreprit la fabrication d’un grand nombre de spécialités chimiques qui furent brevetées et dont les noms furent déposés. Quelques-unes d’entre elles ont acquis une certaine importance, entre autres les préparations à l’Hémol et à l'Hémogallol, découverts par Kobert. le Tannoforme et en dernier lieu la Dionine, la Stypticine, la Bromipine, l’Iodipine, le Véronal.

En 1893, l’acquisition de la fabrique de produits chimiques Trommsdorf à Erfurt, donna à la maison E. Merck une nouvelle impulsion.

En 1894, l’usine commença à fabriquer en grand les produits organothérapiques. Une section bactériologique fut instituée en 1895 ; elle devait spécialement s'occuper de la thérapeutique du sérum antidiphtérique à 500 unités. La section chargée de la préparation des produits photographiques et de ceux destinés aux recherches radiographiques d’après Rontgen a été considérablement augmentée. Il en a été de même pour la section des réactiis.

On a créé récemment une section pour l’électrochimie et une autre pour l’apprêt des drogues. D’autre : part, on dut donner plus d'extension au département scientifique existant depuis environ vingt ans et qui a le but d'entrelenir activement les relations avec les sommités savantes el les médecins ; ces relations se sont étendues par la publication annuelle, en quatre langues, d’un rapport purement scientifique Les Annales de E. Merck.

Les produits sont exportés dans le monde entier et la maison E. Merck possède un grand nombre de noms déposés et de patentes pour l'Allemagne, les autres Etats européens et l'Amérique du Nord. Elle est de plus propriétaire d’une série de brevets allemands et étrangers.

Découvertes : Un grand nombre de savants éminents ont contribué par leurs recherches aux acquisitions scientifiques de la maison E. Merck, entre autres MM. J.-V. Liebig, Friedrich Wobhler, Wurtz, A.-W.-V. Hoffmann : les professeurs MM. Ludwig Geiger, à Heidelberg, Lo

et Ladenburg de Breslau, D' R. Kobert de Dorpat, Dr J.-V. Mering, de Halle, D' Unverricht de Magdebourg, Poehl de Saint-Petersbourg, Harnack de Halle,

Stilling, de Strasbourg, Freund, de Francfort-sur-le- Mein.

Il en résulte qu’en outre des produits de fabrication courante, signalés ci-dessus, les laboratoires des usines Merck découvrirent de nombreux produits : l’acide vératrique en 1839, la papavérine en 1848, l’artémisine, la sabadine, la sabadinine.

Œuvres philanthropiques : Caisse de retraites pour les employés et leurs veuves, caisse de secours et de retraite pour les ouvriers et leurs veuves.

Secours aux veuves et aux orphelins des ouvriers décédés.

Caisse de secours pour les accouchées.

Cités ouvrières offrant aux ouvriers des logements sains et peu coûteux.

L'usine de Montereau avait été créée par la Société Parisienne de Produits Chimiques qui fit de mauvaises affaires.

‘ Reprise par Delannoy, droguiste, avec le comte de Gournay comme commanditaire vers 1907, elle ne réussit guère mieux, et en 1911, elle fut rachetée par Merck, plus offrant que ses compétiteurs français.

Aussitôt il envoya un directeur, des chimistes et quelques chefs de fabrication d'Allemagne. La vieille usine se transforma et s’agrandit rapidement. Les fabrications se développèrent parallèlement. On y faisait des iodures, des glycérophosphates, du salol, du salicylate de méthyle, de la terpine, de la spartéine, de la caféine, de la théobromine, de la cocaïne.

On y finissait des produits importés d'Allemagne, en cours de fabrication, afin d’échapper aux droits de douane des produits finis.

On y faisait aussi de l’espionnage ; l’usine est si bien ‘ placée ! en bordure de la grande ligne Paris-Marseille, à côté de la gare très importante par le raccordement de l'Est au P.-L.-M. Toujours est-il que la veille de la mobilisation, le directeur et le contre-maître, sujets allemands,

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