Doulens
Tarn <
f Albi
| Castres
Vaucluse <
f Avignon
[ Carpentras . . .
Vienne
. Poitiers
Vienne (Haute-) . .
.Limoges
Totaux
Il résulte de cet aperçu, qu’en supposant un travail de trois cents jours par année et de douze heures par jour, les filatures par mécanique qui existoient en 1812, auroient pu fournir j3,474>65o kilogrammes de fil.
La révolution qui s’est opérée dans la filature du cotpn devoit nécessairement en pro-
lu DE l’industrie. FRANÇOISE.
duire une semblable dans celle de la laine et du lin. Les Anglois nous avoient encore devancés , en appliquant , non-seulement à la filature de la laine , mais à toutes les opérations qui s’exécutent pour la fabrication des draps , des mécaniques plus parfaites que celles qui étoient employées chez nous; et déjà ils s’étoient acquis une telle prépondérance, qu’il ne nous étoit plus possible de concourir avec eux sur les marchés de l’Europe pour les objets de même nature : leur avantage étoit même tel que , malgré les lois prohibitives et les vexations de tout genre qu’on exerçoit dans l’intérieur de la France pour y saisir leurs étoffes , elle en étoit inondée; il falloit donc, ou renoncer à la fabrication , ou imiter leurs procédés : il n’y avoit pas à balancer sur le parti à prendre, et je crus que le moyen le plus prompt de nous approprier les méthodes angloises étoit d’attirer chez nous un des meilleurs constructeurs que possédât la Grande - Bretagne.
J’appelai donc M. Douglass : je lui formai un établissement, et, en peu de temps, nos fabricans ont pu se pourvoir non-seulement de mécaniques propres à la filature , mais de toutes les machines nécessaires . aux nom-