‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 11 sur 238 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

breuses opérations de la draperie , telles que ,

i°. Une machine à -ouvrir La laine;

2°. Une carde qu’on appelle brisoir, pour le premier degré de cardage, et qui carde 120 livres par jour ;

3°. Des cardes nommées finis soirs , pour terminer le cardage;

4°. Une machine à filer en gros , produisant, par jour, cinquante à soixante livres de fil de boudin ;

5°. Une machine à filer, par jour, trente livres de laine pour chaîne de couverture ;

6°. Une machine à filer la laine pour la fabrication des draps, et faisant, par jour, douze livres de fil.

70. Une machine à lainer les draps, conduite par deux hommes, et produisant L’ouvrage de vingt laineurs à la main ;

8°. Une machine propre à lainer et à bros ser les draps ;

90. Une autre machine du même genre que la précédente , mais destinée à lainer et à brosseries casimirs et autres étoffes étroites.

Deux de nos fabricans les plus éclairés, MM. Decretot et Ternaux aîné, que j’avois invités à suivre IdS procédés de M. Douglass, ont été les premiers à les introduire dans

l8 DF! i/lNDITSTRIE FRANÇOISE.

leurs ateliers ; lewr exemple, bien plus puissant que les instructions d’un ministre , n’a pas tardé à en rendre l’adoption générale : les avantages de ces machines ont été si promptement reconnus, que les fabricans du midi envoyoient leurs laines à M. Douglass, pour être converties en fil, avant qu’ils eussent pu enrichir leurs établissemens de ces mécaniques. On compte déjà, en France, plus de trois cents équipages complets de méca niques , et une quantité prodigieuse de machines détachées , soit pour la filature, soit pour le lainage , soit pour le tissage.

Dès que ces machines ont été connues , nos artistes se sont emparés de leur fabrication , et y ont apporté des perfectionnemens notables ; c’est surtout dans la filature pour la- draperie fine et dans la tonte des draps, qu’on a fait le plus d’amélîoraiions.

MM. Dobo et Richard , en faisant de légers changemens aux machines employées à la filature du coton , sont parvenus à s’en servir pour filer la laine , et ils obtiennent une perfection da ns le fil, qui étoit inconnue avant eux. M. de Charlieu a monté des appareils pour la filature de la laine dans lesquels il a réuni desperfectionnemens notables, ainsi

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