CHAPITRE II
pommes douces à cette fabrication , surtout lorsque la vigne produit peu de récolte, et que le vin est cher.
L’inventaire des cidres et poirés, fait avec soin pendant quatre années consécutives , a donné les résultats suivans :
Année i8o4***> 10,733,722 hectolitres.
Total 88,897,948 hectolitres.
La moyenne a donc été, pendant ces quatre années, de 9,724,487 hectolitres qui, à raison de 5 fr. l’hectolitre (environ io5 pintes), forment une valeur annuelle de 48,62 2,435 fr.
La presque totalité de ces boissons se consomme sur place ; cependant les premières qualités s’exportent dans l’intérieur de la France , et il s’en vend à Paris pour environ 5oo mille fr. chaque année.
L’usage de la bière s’est beaucoup répandu depuis trente ans : on a établi des brasseries jusque dans les pays où le vin est le plus abondant, et elles y prospèrent
Cependant la consommation de la bière varie beaucoup suivant l’abondance et le prix des vins; et pour bien connoître la quantité qu’on en fabrique en France, il faut la déterminer sur le produit moyen et comparé de plusieurs années.
Nous avons donc pris l’état des bières qui ont été soumises à l’impôt depuis 1811 jusqu’à 1817 inclusivement, et le résultat nous présente une moyenne de 2,802,081 hectolitres de bière fabriquée chaque année. ( Cet état ne comprend que ce qui a été fabriqué dans les limites actuelles de la France. )
Cette évaluation doit être un peu audessous de la vérité, à cause de la fraude qui est inséparable de presque tous ces objets d’industrie soumis à des impôts ; mais enfin c’est la base la plus solide sur laquelle on puisse établir des calculs.
Le prix moyen de l’hectolitre de bière a été de 17 fr. à la consommation, pendant la période des sept années dont nous venons de parler. Ainsi la fabrication a donné lieu à un commerce annuel de 47*635,377 fr.
En évaluant le produit des vins récoltés en France, nous avons observé qu’on en em-