‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 124 sur 238 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

de tous les pays, qui n’est mu que par son intérêt , recherchera alors les produits de notre sol et de nos fabriques ; et nos relations commerciales seront dès lors non le résultat d’un traité, mais celui de l’accord tacite mais général entre les peuples.

Que reste-t il à faire au gouvernement ? Encourager l’industrie , protéger la propriété, et publier une loi franche sur les douanes, qui fasse connoître aux nations les conditions d’après lesquelles on recevra les produits étrangers. Comme cette loi sera égale pour toutes les nations , la France pourra exiger qu’il y ait réciprocité; car, sans cela , on l’autoriseroit à user du droit de représailles. Cette loi doit être stable, parce qu’elle sera un engagement solennel envers l’Europe, et que rien ne peut porter plus de préjudice au commerce que la versatilité de la législation.

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