‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 125 sur 238 · CHAPITRE IY · texte numérisé non relu

CHAPITRE IY

Des Règlemens de fabrication.

Vers le milieu du dix-septième siècle, la France ne possédoit encore que des manufactures destinées à fournir des produits grossiers aux besoins de ses habitans ; la draperie fine , ainsi que nous l’avons déjà observé , étoit fabriquée en Hollande et en Espagne ; les belles soieries nous étoient fournies par l’Italie ; la bonneterie venoit d’Angleterre , et la Hollande et le Brabant étoient supérieurs par les toiles et les dentelles.

Colbert paroît, et son génie dégage le commerce de toutes ses entraves ; il appelle l’étranger dans nos ports; il forme la compagnie des Indes occidentales, et celle des Grandes-Indes ; il accorde 3o fr. par tonneau d’exportation , et 5o fr. par tonneau d’importation ; il donne une prime de 5 fr. par tonneau pour encouragerla construction des navires marchands: en peu d’années les mers sont couvertes de nos vaisseaux , et nos ports remplis de ceux de toutes les nations.

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