‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 168 sur 238 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

traordinaire : cependant, si nous comparons le présent au passé , nous pourrons faire cesser l’étonnement à cet égard : autrefois un jeune homme ne pouvoit s’établir que lorsqu’il avoit atteint sa vingt-cinquième année, parce que l’apprentissage et le compagnonage n’étoient terminés qu’à cet âge ; mais la difficulté d’acquérir la maîtrise lui présentoit de nouveaux obstacles, et prolongeoit son existence de célibataire d’une manière indéfinie : aujourd’hui , l’élève qui sort de chez son maître , est pressé de travailler pour son compte, et il 11e le peut qu’en s’associant à une femme qui soigne son ménage , de manière que les mariages des gens de métier sont devenus infiniment plus communs. D’après le recensement des ouvriers de divers métiers qui sont établis en ce moment dans les villes , le nombre est plus que le double de ce qu’il étoit sous le régime des corporations ; il n’est donc pas étonnant que la population se soit accrue. Si, à cette cause puissante de l’accroissement de la population , on ajoute la diminution de mortalité que produisent la vaccine , la division des grandes propriétés rurales et les nombreux mariages qu’on a

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contractés pour se soustraire à la conscription, on réunira tous les élémens qui con- Courrent à la solution de ce problème.

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