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CHAPITRE I

trent dans la composition d’une montre.

i°. A l’aide d’un mécanisme qu’il appelle parachute, il a mis le balancier à l’abri des fortes secouses. 20. Par le moyen d’un autre mécanisme qu’il appelle tourbillon, il conserve la même justesse aux garde-temps, quelle que soit la position, verticale ou inclinée, de la montre. 3°. Il a composé des gardetemps dont le balancier porte sa compensation; ils sont à échappement libre et à spirale isochrone. 4°- H a encore inventé un échappement, appelé naturel, qui a l’avantage de n’avoir pas besoin d’huile , et dans le mécanisme duquel il n’entre pas de ressort, et un échappement double qui n’a pas de frottement , et qui répare, à chaque vibration, la perte faite par le pendule.

MM. Janvier , Pons, Lepaute , Robin , etc. ont tous ajouté quelque perfectionnement à l’art de l’horlogerie, soit par l’application qu’ils ont faite du mécanisme des pendules à d’autres usages qu’à ceux qui sont destinés à mesurer le temps, soit par la simplicité ou la précision qu’ils ont employées dans la construction.

L’art de l’horlogerie est devenu une branche d’industrie très-importante pour la n. 3

34 DE d’industrie FRANÇOISE.

France. Le goût des montres et des pendules est plus répandu parmi nous que chez aucune autre nation de l’Europe ; les seuls ornemens des pendules sont le produit de plusieurs arts, tels que ceux du doreur, du fondeur, du ciseleur, du tourneur, de l’émailleur, du vernisseur, etc.; et notre industrie, en ce genre, est supérieure à celle de nos voisins, tant par l’élégance des formes , le fini du travail , la beauté des dorures , que par le bas prix.

Depuis qu’on traite l’horlogerie commune en manufacture , le prix des montres et des pendules a tellement baissé , que l’usage en est devenu général. Le seul commerce de l’horlogerie, à Paris, est un objet de 20 millions par an et y occupe neuf mille ouvriers : on y trouve des montres d’argent à 12 fr. et des pendulés montées à 5o et 60 fr.

Les lunettes , tant pour les objets célestes que pour les objets terrestres , nous étoient fournies par l’étranger : aujourd’hui on les fabrique dans nos ateliers: celles que MM. Le Rebours etCauchoix ont déposées à l’Observatoire royal , ne le cèdent en rien aux meilleures lunettes qu’on ait tirées d’Angleterre.

M. Jecker travaille tous les instrumens

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