‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 209 sur 238 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

soir, et le négociant auroit la faculté de visiter ses denrées à toute heure, de les soigner , de les manipuler , etc.

On pourroit percevoir un léger droit d’entrepôt qui serviroit à faire les réparations convenables , et à rembourser la dépense de premier établissement qu’auroit faite le commerce ou l’administration.

Je ne vois rien, dans cette mesure, qui puisse contrarier le commerce ni compromettre l’intérêt du trésor: tout y est simple et facile à exécuter. Les vaisseaux , quelle que soit la nature de leur cargaison , abordent dans le port ; les marchandises sujettes à la réexportation sont d’abord déposées à l’entrepôt réel établi dans l’enceinte franche ; celles qui peuvent passer dans la consommation sont versées, en entrepôt fictif, dans les magasins du propriétaire : par ce moyen , aucun vaisseau étranger ne doit s?éloigner de nos ports ; celui qui n’a pas pris une cargaison complète dans un port étranger peut venir compléter sa cargaison ; et celui qui n’en a qu’une partie d’admissible à la consommation de l’intérieur peut s’arrêter dans nos ports pour l’y vendre, et la remplacer par des denrées de

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notre pays : ainsi, comme le plus grand avantage pour le commerce est de multiplier, de faciliter les relations, et d’appeler dans nos villes maritimes le plus de vaisseaux possible , il est difficile d’atteindre ce but d’une manière plus directe que par les moyens que je propose.

Gênes, qui a joui pendant long -temps d’une grande prospérité , l’a due à son quartier - franc , qui n’est qu’une grande enceinte dans laquelle sont déposées les marchandises.

Dunkerque n’a joui de la franchise que dans le quartier de la ville qu’on appelle ville haute.

Les Anglois doivent une grande partie de la prospérité de leur commerce , depuis vingt ans , aux quartiers francs qu’ils ont établis ; c’est dans ce but qu’ils ont creusé trois ports sur la Tamise : l’un pour les retours de l’Inde , l’autre pour ceux des Antilles, et le troisième, pour des commerces divers: moyennant une légère rétribution les •navires peuvent entrer et sortir librement. On peut regarder comme entrepôts toutes les îles que les Anglois possèdent aujourd’hui, à portée des pays de consommation , dans les-

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