CHAPITRE I
la bobine à l’action de la broche pour en régler plus facilement la résistance suivant la finesse du fil.
Albert fabrique des cardes brissoires et finissoires mues par engrainage sans cordes ni poulies; des vis sont employées d’une manière heureuse pour régler les chapeaux : le même artiste a construit des laminoirs à quatre systèmes mus par engrainage dans toutes les parties, et qui ne sont pas sujets aux irrégularités des moteurs à poulies et à corde; il a encore enrichi cet art d’une boudinerie à quatre lanternes qui produit une grande épargne de main d’œuvre dans cette préparation pour la filature.
IFelther a trouvé un procédé très -ingénieux pouf détruire les brins ou barbes qui sont disséminés sur la surface du fil , ce qui le rend plus net et plus propre à tous les usages.
Le terme moyen des importations en cotonnade pendant les années 1787, 1788 et 1789, a été de -25,831,233 fr. , et pendant les six années antérieures à 1812, il n’a été que de 1,472,028 fr.
En 1789 , nous fabriquions déjà en France une grande quantité de mouchoirs de coton;
IO DE l’industrie FRANÇOISE.
Rouen et Montpellier en fournissoient au commerce pour plus de i5 millions; le procédé de la teinture sur coton, qu’on venoit d’importer de Smyrne et d’Açidrinople , s’étoit tellement répandu et perfectionné , qu’on exportait une assez grande quantité de fil teint en rouge.
Depuis cette époque , on a introduit successivement la fabrication de tous les tissus dont nous joignons ici la nomenclature.
Nankins jaunes en couleurs solides, Nankins rayés et unis de toutes couleurs, Nankinet,
Créponis ,
Basins,
Mousselines r Cambricks ,
Percalles ,
Organdis ,
Calicots,
Tulles unis ,
Tulles façonnés ,
Tricot de Berlin ,
Tricot à mailles fixes,
Bas à coins à jour.
Dans les départemens de l’Ain, de la Seine-Inférieure , de la Somme et du Nord,