‹ De l'industrie françoise (volume 2)Chapitre 88 sur 238 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

extraire la soude du sel marin et concourt à composer l'alun et la couperose , sa consommation est devenue prodigieuse; d’ailleurs le bas prix auquel on est parvenu à le livrer au commerce, en a singulièrement étendu l’usage , et je ne crois pas m’éloigner du vrai résultat en évaluant à 200 mille quintaux métriques la quantité qu’on en fabrique ; ce qui, à raison de 3o fr. le quintal métrique , par rapport aux divers degrés de cont centration , forme une valeur de 6 millions.

L’acide muriatique étoit à peine connu dans les arts, il y a quelques années; mais le bas prix auquel on le vend aujourd’hui, et l’emploi qu’on en fait pour la préparation du chlore ou acide muriatique oxigéné qui est devenu l’agent principal du blanchiment du lin, du chanvre et du coton , Font placé parmi les produits chimiques les plus utiles. La consommation est d’environ six mille quintaux métriques; son prix dans le commerce est de 36 à 40 fr. le quintal métrique, ce qui fait 2 16 ou 240 mille francs.

L’usage de l’acide nitrique, de l’eau forte de l’eau régale, n’a pas varié sensiblement, et on peut fixer la valeur de ce qui en est employé , tant dans les teintures que dans

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les opérations sur l’or et l’argent, à 11 ou iâoo mille francs^

Les autres sels et acides employés dans la médecine ou dans les arts, tels que la crème de tartre, le vert de gris, le sel de saturne, les céruses, le minium, le sel d’étain , le sel ammoniac , les cendres gravelées , le salin , l’acide oxalique, l’acide pyroligneux, etc., forment en tout un objet de 4 à 6 millions.

article x.

Des Savons.

En 1789, les fabriques de Marseille préparoient presque tout le savon en pain qu’on consommoit en France. La proximité de Gênes, des Deux-Siciles, du Levant, de l’Espagne , d’où l’on tiroit la plus grande partie des huiles et des soudes qui entrent dans la composition de ce produit, avoit fixé cette importante fabrication dans cette ville.

A cette époque la fabrique de Marseille employoit :

i°. 240,000 millerolles ou 1 38, 000 quintaux métriques d’huile , dont 3o,ooo de Provence; ce qui, à raison de 60 francs la

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