‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 10 sur 203 · CHAPITRE I. ai · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. ai

sont devenus un objet très-cbnsidérable de commerce..

Si notre industrie en étoffes de laine s'est ' enrichie de nouveaux produits , elle a perdu , ^ d'un autre côté , plusieurs genres de tissus qui avoient une grande consommation en ^789 : la fabrication des ratines, des prunelles , des camelots , des calmandes , des flanelles imprimées , n'existe presque plus nulle part ; la mode a exclu l'usage de ces anciennes étoffes pour adopter les nouvelles; et c'est ici changement de goût plutôt que . perte d'industrie.

L'exportation de nos étoffes en laine a diminué : elle étoit , terme moyen , avant 1789, de 24,747?5ii francs ; tandis que la moyenne, prise sur les dix années antérieures à 1812, n'est que de 28,281,37a francs , et que , dans cette valeur , on comprend les exportations opérées par les nombreuses fabriques des pays alors réunis à la France, ce qui en forme au moins le tiers : cela tient surtout à ce que toutes les nations de l'Europe ont amélioré leur fabrication et conquis leur indépendance industrielle. La consommation pour l'iutérieur de la France s'est considérablement

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accrue, surtout dans les campagnes , où l'ou" voit employerdes étoffes qui, jadis, y étoient inconnues; de sorte que , quoique nos fabriques exportent moins, elles travaillent bien davantage.

La filature du lin par mécanique a dû éprouver plus de difficulté que celle de la laine et du colon : chaque filament de Un présente une réunion de brins élémentaires qui sont collés entre eux , et qu'il faut désunir, et séparer pour pouvoir obtenir, par la filature, une finesse de fil convenable : la Ufileuse à la main exécute cette opération par la pression de ses doigts et le secours de lasalive; elle détache les brins l'un de l'autre en- les réfoulant vers le bas, et lie , par la torsion , les brins qu'elle conserve au centre : le fil qui en résulte est d'autant plus gros qu'elle Ta composé de plus de brins ; et le fil , le plus fin possible , est celui qui n'est formé que d'un seul brin élémentaire.

Pour appliquer la mécanique à la filature du lin , il falloit donc commencer par dissoudre le gluten qui lie les brins qui forment un filament ; et je ne connois que M. Pb. Girard qui s'en soit utilement occupé. Cette opération préliminaire est indispen-

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