CHAPITRE IH. a.|I
5^. Un traité de commerce entre deux puissances de forces inégales, est un acte d'asservissement pour la plus foihie.
Indépendamment de ces inconvénicns qui me paroissent inhérens à Ja nature des traités de commerce , on peut encore ajouter que c'est presque toujours sur de faux calculs qu'on ea établit les bases.
Si on stipuloit dans uu traité qu'on recevroit de part^et d'autre les productions territoriales des deux pays, alors l'intérêt seroit réciproque.
Si l'on conveuoit que les seuls produits , fabriqués avec les matières propres à chaque pays, formeroient la base des échanges, il seroit encore possible de concilier les intcrèts.
Mais lorsque ces contrats reposent sur le commerce des produits de Tindustrie d'un payscontre les productions territoriales d'un autre, dès lors il y a lésion. La nation qiii échange ses produits industriels contre h s productions de la terre, s'est déjà appro|)rit.'e une main d œuvre qui quadruple la valeur des objets qu'elle donne; elle a donc déjà enrichi sa population, tandis que celle qui fournit en retour des bois, des laines, du Jin,