II. i
a^S DE T.'(irDDATRIE FRAirÇOISB.
du chanvre, des métaux, des graines, n'a pas exercé son industrie snr ces productions, et se prive, en faveur de la première, d'une immense main d'œuvre : dans ce cas, il peut y avoir égalité de valeur dans lei échanges, mais il n'y a pas égalité de héné&ces.
De là vient que les traités ont toujours été à l'avantage des nations manufacturières. Pendant les trois années qui ont suivi la conclusion du traité de 1786 entre la France et l'Angleterre, cette dernière a importé annuellement chez nous , pour une valeur de 60,000,000 fr. , tandis que la France n'a exporté que pour 3o,ooo,ooo fr. C'eût été déjà un grand désavantage pour la France; mais il s'accrut encore par la nature des échanges.
Il ne faut donc pas s'étonner si les nations manufacturières cherchent à se lier par des traités avec les nations agricoles, et si elles emploient tour à tour la ruse de la politique et l'ascendant de la force pour en faire cgutracter.
Supposons , pour un momen t, qu'en vert»
d'un trailé de commerce, une nation agricole livre pour un million de laine et qu'elle