‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 138 sur 203 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

nouveau genre d'industrie ; aujourd'ljiui nous pouvons rivaliser avec eux.

La fabrication des tissus de coton , l'art de la filature par mécaniques , l'impression des toiles, n'ont jamais été asservis à desrèglemens, et cette belle industrie a été portée, en peu d'années , au plus haut degré de perfection : elle seroit encore dans l'enfance si lei génie des arts n'avoit pu s'exercer librement sur elle.

Les nombreuses fabriques de produits chimiques qui se sont formées depuis vingt ans , ont enrichi la France d'une de ses plus importantes branches d'industrie , et n'ont pas été asservies à des règlemens de maîtrise.

Ce sont là des vérités que j'ai déjà mises sous les yeux du lecteur; mais je ne puis m'empêcher de les rappeler encore, parce qu'elles établissent d'une manière incontestable, que les règlemens, les maîtrises, les corporations ne sont pas nécessaires.

' Dans tous les établissemens qui couvrent aujourd'hui le sol françois , on compte des hommes haj)ilés , des chefs éclairés, et aucun n'est arrivé par la filière du cornpagnonage et de la maîtrise ; la bonne

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