‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 139 sur 203 · II. ai · texte numérisé non relu

II. ai

3aï DE I-'lRDUSTRIE FRAWÇOISB.

conduite et les talens ont établi seuls da distinctions qui sont devenues xine source d'émulation et non de jalousie.

Personne ne prétendra, sans doute, qu'on fait moins bien les habits, les souliers, les chapeaux, etc., depuis la suppression det maîtrises : à coup sûr, un particulier qui a besoin d'un maron , d'un serrurier ou d'us charpentier, ne va pas s'informer s'ils sont maîtres; il se borne à savoir qu'ils sont habiles, et les juge par leur réputation et leurs ouvrages.

Aucun genre d'industrie n'a rétrogradé depuis que les maîtrises ont été abolies; au contraire, tous se sont perfection nés; il en a été créé ou importé un grand nombre; on a varié les produits de manière à contenter tous les goûts , et à assortir les produits à tous les degrés de fortune; et qu'importe qu'à côté dun objet de luxe «e trouvent des produits grossiers? I^es diverici classes de la société ont-elles donc lesmémei goûts, les mêmes facultés, les mêmes besoins? Peut-on supposer que le raanufao turier se livre à une fabrication dont \ti produits seront repousses par le coosommateur ? Et de quel droit l'autorité peut-elle

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