CHAPITRE XTI
tableau du commerce de l'Inde, pendant les années où il a été régi par une compagnie, comparé à celui des années où il a été libre, est en faveur de ce dernier, comme on peut le voir dans l'état joint à la page i3i du premier volume de cet ouvrage.
Je ne pense pas qu'il s'agisse jamais d'assujettir le commerce à opérer ses retours dans un seul port; il y avoit peut-être quelque raison particulière pour n'effectuer ceux de l'Inde que sur le port de Lorient , lorsque nous pouvions appeler l'Europe à nos marchés, lorsque des monceaux de marchandises exigeoient des magasins immenses qu'on ne trouvoit que là , lorsque l'intérêt d'une compagnie qui ouvroit ses ventes à des époques fixes se trouvoit dans la concurrence des acheteurs. Les temps ne sont plus les mêmes , et il faut laisser au propriétaire de la marchandise le soin de choisir ses marchés ; il se rapprochera du consommateur de manière à concilier les intérêts respectifs.
Indépendamment de ces privilèges accordés à des particuliers ou à des compagnies , il en existoit encore, avant la révolution^ en faveur des provinces et des villes : les
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