‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 172 sur 203 · CHAPITRE Xîli · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xîli

prohibition pour tous les autres ports , est une injustice envers le consommateur du nord de la France, qui paye plus cher les produits du Levant , et envers le comiperce des autres ports, qui ne peut pas opérer directement avec le Levant. Marseille préle-^ voitun droit sur les marchandises du Levant , qui abordoient dans son port , pour salarier les consuls des échelles et acheter la protection de son commerce et de ses comptoirs auprès des puissances du pays; et il eût été juste d'y faire participer tous les François qui auroient voulu partager ce commerce : mais là justice se bornoit là; et si jamais ce commerce se rétablit dans sa splendeur primitive , c'est de ces principes qu'il faudra partir.

Je ne parlerai point de quelques faveurs que les souverains ont faites de tout temps à des établissemens auxquels ils permettoient de prendre le titre de fabrique royale. Ces annonces pompeuses n'étoient qu'une distinction qui n'entrainoit, le plus souvent ^ aucune prérogative»

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