‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 184 sur 203 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

est du ressort du commerce ; le consommateur , qui n'aspire qu'à s'approvisionner à bas prix , voudroit qu'on défendit l'exportation de tout ce que produisent le sol et l'industrie , et qu'on admît en concurrence les objets analogues qui viennent des pays étrangers ; le gouvernement, qui compte le produit des douanes dans le nombre de ses ressources, est forcé de maintenir sa législation pour ne pas priver le trésor d'un revenu nécessaire.

C'est au milieu de ces intérêts opposés que le législateur est obligé de se frayer une route; mais, comme il lui est impossible de les concilier tous , il doit chercher d'autres bases pour établir ses décisions.

D'après ce que nous venons de dire , les partisans d'une liberté illimitée ne manqueront pas de conclure qu'il faudroit supprimer les douanes : je suis bien éloigné de partager cette opinion ; il suffit , pour la combattre , d'envisager les résultats qui seroient la suite de cette suppression.

Si les douanes n'existoient pas, nous verrions tomber bientôt ces nombreux établissemens où Ton prépare pour plus de quarante millions de fer, puisque ces fa-

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