‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 198 sur 203 · CHAPITRE XVÏ. /j · texte numérisé non relu

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à mettre, à rimportation des produits manufacturés , des droits qui équivalent à la prohibition : ils appliquent ce principe avec une telle rigueur, que des objets, tels que les soieries, dont la matière première n'est point une production de leur sol , n'en sont pas moins frappés de prohibition sous les peines les plus sévères. Le tarif des douanes qui a été publié en 1 809, impose les bonnets de coton et les fils, à 54 pour cent de la valeur; les toiles de lin^ teintes ou imprimées , à 90 pour cent ; la soie teinte > à 34 fr. fa livre ; les savons en pain , à 64 fr. les cent livres ; le savon mou , à 54 fr. ; il est bien évident que des droits de cette nature équivalent à une prohibition.

L'Angleterre ne s'est pas bornée à prohiber , par le fait , tous les produits fabriqués à l'étranger; elle a mis des droits si considérables sur des productions que son sol ne peut pas lui fournir , telles que les vins de France , que cette boisson n'est plus cbez elle qu^uo article de luxe, tandis que les iriiàs4e Portugal »e M^wt assujettis qu'à payer à peu pr^« ie lier* 4e <:>e* laémes droits.

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oirrence dans les marchés . sont de conw ver la main d'œuvre qui nourrit la popat tion , et de pouvoir imposer tout ce qui sort de ses atelÎTs pour passer à la consornowlion intérieure.

L'exemple qu'a donné l'Angleterre a été suivi dans presque tonte l'Europe; eliibl convenir, qu'en usant d'un juste droit df représailles, on a pris le seul moyen qui reste aux nations pour la ramener à des principes moins exclusifs.

Sans (loute l'Angleterre a le droit inconlej table de former son tarif de douanes comm elle veut ; mais les antres nations peuvfDl à leur tour exclure ses produits de leur coasommation; et cette mesure est la seiik quelles doivent adopter tan t qu'elle nedwngera pas de système.

L'Angleterre peut encore traiter unenition plus favorablement qu'une autre; ellt a le droit d'udmettre les vins du Portiioali deux tiers au-dessous de ce que pavent If vins de France ; mais la France peut au>>i.

d'après les mêmes principes, imposer Icspmduits des colonies anglaises dans les niémfl

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