CHAPITRE
Les améliorations qu'on a successivement introduites dans les ateliers d'acide sulfurique, ont fait baisser le prix de ce produit à tel point qu'on a pu l'employer dans un grand nombre d'opérations où sou usage étoit inconnu. Ces améliorations sont telles, qu'on retire aujourd'hui, par la combustion de la même quantité de soufre , un tit^rs d'acide de plus qu'on ne faisoit autrefois.
La théorie ingénieuse que MM. Clément et Désormes ont donnée de cette fabrication, n'a pas peu contribué à la perfectionner.
Cette branche d'industrie est aujourd'hui une des plus parfaites que possède la France; on peut même dire qu'elle est arrivée à sa perfection , puisque , d'après l'analyse connue de l'acide qui est obtenu , il est prouvé qu'il n'y a pas un atome de soufre perdu dans l'opération. Les étrangers sont encore loin de pareils résultats.
L'acide muriatique n'étoit préparé autrefois que dans les laboratoires , et son usage étoit presque nul dans les arts : depuis la découverte de la décomposition du sel marin pour en extraire la soude , on le produit en si grande quantité qu'il est impossible d'en employer la totalité ; et les fabricans de