‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 51 sur 203 · ARTICLE PREMIER · texte numérisé non relu

ARTICLE PREMIER

Des Soieries.

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Les fabriques quiemploient la soie pour en former des étoffes , des rubans , des bas, des étoffes mélangées de soie et de coton, des gazes, des crêpes, des tulles, des mouchoirs , etc. , sont réparties sur plusieurs points de la France; et, à l'exception de Lyon dont l'industrie embrasse toutes les parties de la fabrication , chaque pays a son genre particulier.

Nîmes fabrique des taffetas , de la bonneterie de soie, des étoffes mélangées de soie

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et toton f des gazes ^ des crêpes , et quelques tissus unis pour habillement ; en iSoo cette ville occupoit 1,200 métiers et 3,45o ouvriers ; e'n j8i2, 4)9^0 métiers et 13,695 ouvriers*

La fabrique de Tours est la plus ancienne du royaume , elle date de la fin du quinzième siècle. Cette manufacture, qui a été considérable^ se borne aujourd'hui à fabriquer des étoffes pour tenture et pour meubles ; ses produits dans d'autres genres sont peu de chose* En 1812 , il y avoit 'iio métiers bal^ tans , et 960 ouvriers employés.

La manufacture de Ganges et des environs, dans les Cévennes, fabrique une grande quantité de bonneterie justement renommée ; elle s'est ralentie , depuis quelque tem ps, par la cessation de l'exportation qu'elle faisoit de ses produits pour l'Espagne et ses colonies. En 1812 elle conservoit encore 922 métiers à bas en activité , et tout autant d'ouvriers employés^

Presque toute la rubannerie de soie se fabrique dans le département de la Loire. Le centre de cette fabrication , qui est répandue dans les campagnes, se trouve dans les deux petites villes de Saint-Chamond et de Saint-»

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Etienne qui donnent leur nom aux rubans.

Ce comraerce est immense ; et, en 1812 , il y avûit 8,2 1 G métiers battans , et 1 5,453 ouvriers occupés. La ville de Saint-Didier, dans la Haute Loire, travaille pour Saint -Chamond et Saint-Ètienne , et emploie 55o métiers et laoo personnes.

La manufacture d'Avignon fait des taffetas, des satins, des levantines, etc. ; elle occupe à ces travaux iG à 1 800 métiers , et cinq à six mille ouvriers.

Nous avons observé que Lyon embrassoït presque tous les genres ; mais c'est surtout par SCS étoffes, que cette ville a acquis sa célébrité. Elle réunit dans son sein les artistes les plus distingués , les teinturiers les plus habiles ; tout y est monté et organisé pour la prospérité de cette belle industrie ; l'Europe ne présente rien qui lui soit comparable , ni pour les moyens d'exécution , ni pour la beauté et la variété des produits. En 1789, cette manufacture occupoit ^Soo métiers et 12,700 ouvriers; en j8oo, 35oo métiers et 58oo ouvriers; en i8j2 , 10,720 métiers et i5,5o6 ouvriers.

f.n 1786, époque de la plus grande

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