‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 52 sur 203 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

prospérité de la fabrique de Lyon , le nombre des métiers avoit été porté à plus de 1 5,000.

Ce seroit se faire une idée bien imparfaite de la fabrique de Lyon , que de la borner à donner du travail à quelques milliers d'oùvriers qui y conduisent les métiers. Une immense population a des occupations dé* terminées par les autres genres de travaux nécessaires à la fabrication ; et , sur cent mille habitans , il y en a au moins 80,000 dont l'existence est liée à la prospérité de la manufacture , et qui y concourent tous , depuis le choix et l'achat des soies, jusqu'aux derniers apprêts et à la vente des étoffes.

L*observation que j'applique à la fabrique de Lyon doit être étendue à tous les pays qui sont devenus des- centres de fabrication, quelle que soit l'industrie qu'on y pratique.

Paris est aujourd'hui la ville où se réunissent tous les genres de l'industrie manufacturière ; celui des soieries a dû s'y établir de préférence , surtout pour les objets qui intéressent le luxe. J'ai même la conviction qu'en cultivant, à Paris, quel-

IJO DE LINDCSTRTE TRÀlfÇOIST..

lion de la bonneterie et des étoffes unies , cl le triplent au moins , dans celle des produits de luxe et de la fine rubannerie ; de sorte que l'industrie ajoute une valeur d'environ 63 millions. Ainsi le produit lu'atde là soierie est de 107,560,000 fr.

La France exporte annuellement pour environ 3o,ooo,ooo fr, de soieries; le reste est employé k la consommation de rintéiieuT'

ARTICLE II

Df ta Draperie,

Les fabriques deloffes de laine sont tellonx-nt r^p.iudues en France, surtout celles do U draj>erie grossière , qu'il seroit impossible d'eu présenter ici le tableau ; je me boriierjii donc à faire connoître les centres Af fAbrication les plus importans , et je déduirai, de la qualité et de la quantité des laines nknitêes ou importée» , l'état et li valeur des tissus qui doivent en resulter.

Les manufactures de Sedan et de Louners

ti«nn«nt le premier rang . par la beauté de

ra piuduitiL Elles n'emploient que les

de mérinos, qu'elles avoient tii^es

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