‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 81 sur 203 · CHAPITRE ir · texte numérisé non relu

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extraire la soude du sel marin et concourt à composer l'alun et la couperose , sa consommation est devenue prodigieuse ; d'ailleurs le bas prix auquel on est parvenu à le livrer au commerce, en a singulièrement étendu l'usage , et je ne crois pas m'éloigner du vrai résultat en évaluant à 200 mille quintaux métriques la quantité qu'on en fabrique ; ce qui, à raisoti de 3o fr. le quintal métrique , par rapport aux divers degrés de concentration j forme une valeur de 6 millions.

L'acide muriatique étoit à peine connu dans les arts, il y a quelques années; mais le bas prix auquel on le vend aujourd'hui , et l'emploi qu'on en fait pour la préparation du chlore ou acide muriatique oxigéné qui est devenu l'agent principal du blanchiment du lin, du chanvre et du coton, l'ont placé parmi les produits chimiques les plus utiles. La consommation est d'environ six mille quintaux métriques; son prix dans le commerce est de 36 à 4o fr. le quintal métrique, ce qui fait 216 ou 240 mille francs.

L'usage de l'acide nitrique, de l'eau forte, de l'eau régale, n'a pas varié sensiblement, et on peut fixer la valeur de ce qui en est employé, tant dans les teintures que dans

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les opérations sur l'or et l'argeot, à ti oa lioo mille francs.

Les autres sels et acides employés dans la médecine ou dans les arts , tels que ia crème de tartre, le vert de gris, le sel de saturoe, les céruses, le minium, le sel d'étain , le sel ammoniac , les cendres graveiées , le salin, l'acide oxalique, l'acide pyroligneux, etc., forment en tout un objet de 4 à 6 millions.

ARTICLE X

Des Savons.

En 1789, les fabriques de Marseille préparaient presque tout le savon en pain qu'on consoramoit en France. La proximité de Gênes, des Deux-Siciles, du Levant, de l'Espagne, d'où l'on tiroit la plus grande partie des huiles et des soudes qui entrent dans la composition de ce produit, avoit fixé cette importante fabrication dans cette ville.

A cette époque la fabrique de Marseille employoit :

1°. a^o.ooo millerolles ou i38,ooo quintaux métriques d'huile , dont 3o,ooo de Provence; ce qui, à raison de 60 francs la

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