CHAPITRE rr
porlance de cette production de notre sol et de notre industrie.
Récolte en cocons évaluée en hilogrammes^
DéPlKTEMElfS.
Aîn
AUi«r
Ardèche
Boach.-da'Rhône.
Drôme »...
Gard». .».
Héraalt
Isère.
Loire
Var
Vanclase
Indre-et-Loire . . .
Total...
kU.
l,4oo
3o,ooo
kii.
a,3oo
kii.
kii.
i,5oo
2,5oo
9,OOQ
i,ro2,ooo
^5oo,ooo
kii.
5,o32,ioo
kii.
i63,ooo
i8o,ono
kii.
kU.
94',5oo
kil.
Le produit moyen est donc par année de 5,147,609 kilog. qui, à raison de 3 francs îe kilog. , forment une valeur de 1 5,44^5827 fr. , laquelle est répartie sur l'agriculture de douze départemens. •
On doit ajouter à cette somme le prix de la main d'oeuvre qui est employée à la filature du cocon et à l'organsinage de la soie, afin d'approprier cette matière à la fabrication dea tissus et de la bonneterie ; ces deux opéra-
i8a DE l'industrie Françoise.
tions portent la valeur des soies filées à un total d'environ 23,56o,opo francs.
Nous sommes tributaires de l'étrapgei:
pour une valeur à peu près égale. '
Avant 1 789 , les importations de soie filée et organsinée, y. compris quelques étoffes, telles que gazes, crêpes, tulles, bonneteries , etc. , s'élevoient , terme moyen , à a4,8io,5oo francs, et nos exportations en fil de soie n'étoient que de i,38i,533 francs ; aujourd'hui nos importations sont moins considérables, non que je croie que nos récoltes soient augmentées, ou que notre fabrication se soit ralentie, mais parce que notre industrie s'est appropriée plusieurs genres de tissus que nous tirions d'Italie :
ce qui doit presque borner désormais l'importation à celle de la soie filée et organsinée que nous pouvons réduire à une valeur de ,ao à 22 millions.
On voit d'après ces états, que nous sommes encore bien loin de pouvoir approvisionner , par nos récoltes, nos belles fabriques de soieries; il est même surprenant que le mûrier n'exigeant presque aucun soin et pouvant être heureusement cultivé dans la moitié de la France , cette industrie