‹ De l'industrie françoiseChapitre 103 sur 138 · CHAPITRE II. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. l

ne se soit pas répandue davantage ; cela doit paroître plus étonnant encore si Ton considère que l'éducation du ver à soie , et la récolte du cocon , sont entièrement terminées en six semaines, et que le produit est acheté de suite par le fileur. D'autres usages sans doute contrarient cette culture ; d'ailleurs les habitudes se prennent et se quittent difficilement ; mais le mûrier ne demande que des terres légères et profondes : on peut le planter sur les bords des propriétés , et enrichir son domaine sans nuire aux récoltes qui y prospèrent déjà ; l'exemple seul de quelques agriculteurs zélés pourra déterminer enfin cet heureux accroissement de la richesse territoriale (i).

(i) M. le comte de Lezay-Marnësia , préfet da Rhône , a ordonné , par son arrêté du 23 janvier 1818, que les terrains communaux fussent plantés en mûriers^ et que les plants de cet arbre précieux fussent multipliés dans les pépinières départementales ; il a en même temps créé des primes pour être accordées aux propriétaires qui se livrent à la culturedu mûrier avec le plus de zèle et de succès. Cet exemple pourroit être imité par tous les préfets du midi , et le gouvernement devroit leur eu faire un devoir.

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