CHAPITRE II
et la nourriture moins chère à cause de Tavoine qui est nécessaire au cheval; il s'accommode mieux du pacage des prés ; on peut le nourrir pendant une partie de Tannée avec les feuilles fraîches du frêne , de l'ormeau , du peuplier, etc.; il exige moins de soins ; ses harnois sont moins coûteux ; les fers ne lui sont pas nécessaires; et lorsqu'il a servi pendant quelques années , on le vend sans perte , ou on l'engraisse pour le livrer au boucher.
Un cheval de labour peut travailler douze ans , terme moyen ; mais au bout de ce temps, il n'a presque plus de valeur ; ainsi le propriétaire perd , chaque année , un douzième du prix d'achat. Le choix entre ces animaux n'est pas libre ; il est déterminé par la nature de la propriété qu'on a à cultiver : les chevaux sont préférables dans les pays de grande culture, surtout lorsque les terres sont fortes ; le service des bœufs présente de l'avantage partout où les propriétés sont divisées , où les labours sont faciles, et où l'on possède des prairies naturelles pour les y faire pacager.
196 DE L^HfDUSTBIE FRAJTÇOISE.