‹ De l'industrie françoiseChapitre 107 sur 138 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

les arbres épars sur toute la superficie de la France, qui augmentent considérablement le produit ; nous noug bornons à la grande culture du;^hâtaignier telle qu'elle est établie dans plusieurs provinces.

Les fruits qui proviennent des arbre3 en plein vent exigent aussi peu de culture :.

ceux qui peuplent les vergers sont dans ce cas; et, en calculant le produit des vergers à raison de 60 francs l'hectare , 369,000 hectares tfous donneront 1 1 ,54o,ooo francs.

Qnant aux arbres qu'on cultive en espaliers dans les jardins, et à ceux qui se trouvent épars dans les champs, les prés ou les vignes , on peut croire que leur produit triple au moins celui des vergers, ce qui porteroit la valeur des fruits à 64,620,000 fr, •On trouvera peut-être cette évaluation un peu foible : mais il faut considérer que les fruits n'ont de valeur réelle qu'auprès des grandes villes, et que, dans les campar gnes qui en sont éloignées, on emploie les trois quarts des récoltes à la nourriture des bestiaux ou à la fabrication du cidre et du poiré que nous estimerons ailleurs.

La France exporte annuellement pour 2,090,100 £r, en fruits diversf, et elle im-

Sur ce nombre de chevaux j'estime qu'il y en a tout au plus a5o mille qui soient employés à la selle , au trait sur les grandes routes, aux trains d'artillerie, au hallage sur les fleuves , ou au service des postes ; il en reste donc 1,406,671 pour les divers travaux de l'agriculture.

L'exportation en chevaux et mulets étoit avant 1790, année moyenne, de i,34i,733 fr., et l'importation de 2,8o5,666 francs. Dans les quatre années 1809, 1810, 181 1 , 1812, la moyenne des exportations a été de 1,466,875 francs, et l'importation de3,54i,375 fr.

Nos exportations consistent principalement en jeunes mulets qu'on envoie eu Espagne , et les importations en chevaux qu'on tire d'Angleterre et d'Allemagne, etc. Les importations ont dû être plus considérables depuis 1809 jusqu'à 1812, par rapport aux nombreux achats de chevaux qu'on faisoit pour les armées dans le Holstein et sur le Rhin.

Le service du bœuf est peut - être plus avantageux à l'agriculteur que celui du cheval ; sa marche est à la vérité plus lente, et il fait un cinquième de travail de moins par jour ; mais le prix d'achat en est moindre ,

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