CHAPITRE I
des colonies espagnoles, doit cesser avec les causes qui l'ont produite : en effet, ou les colonies rentreront sous la domination de la métropole, ou elles assureront leur indépendance ; dans le premier cas , nos relations commerciales se rétabliront sur l'ancien pied avec l'Espagne ; dans le second , nous dirigerons directemen t notre commerce vers ces riches contrées pour y porter les nombreux produits de notre industrie, et opérer nos retours en denrées coloniales , en or et en argent. Il est même certain que si cette belle partie de l'Amérique étoit un jour régie par un gouvernement éclairé , sage et protecteur , elle offriroit en peu de temps au commerce bien plus de ressources qu'il n'en a trouvé jusqu'ici : l'accroissement de la population, la propagation des lumières, une culture plus étendue et plus parfaite, la libre disposition du sol et de l'industrie, y multiplieroient les moyens d'échange, y augmenteroient la consommation, et ouvriroient à notre commerce un débouché plus considérable que celui que l'Espagne nous a présenté jusqu'à ces derniers temps. I
l8 . DE L'l]>rDUSTRIE FRANÇOISE.