CHAPITRE VIT
Du Commerce de la France as^ec les états de
Jîome et de Venise.
Quoique les relations commerciales qui s'étoient établies entre la France et les états de Rome ne fussent pas bien étendues , elles méritent néanmoins de figurer dans l'état général de notre commerce.
La France tiroit des états Romains, pour environ îa millions , en grains , chanvre , laine , suif, alun et soufre, et elle leur fournissoit , en échange , du café , du sucre, des produits manufacturés et des vins pour une valeur double.
Ce commerce ne peut pas subir de grands changemens ; nous porterons dans ces états un peu moins de denrées coloniales, mais, d'un autre côté , nous en exporterons moins d'alun, à cause des nombreuses fabriques de ce sel qui se sont formées en France , et du perfectionnement qu'on a apporté dans son raffinage.
Quant à Venise, qui étoit pour nous Tobjet ^ d'un commerce de 5 à 6* cent mille francs ,
3lHifc ^^ l'iJ^DCSTRIE FRANÇOISE.
depuis qu'elle a perdu son indépendance on ne peut plus la considérer que comme une ville asservie aux lois et aux volontés d'un gouvernement puissant , et nous ne devons plus la faire entrer en ligne dans le tableau de notre commerce.