‹ De l'industrie françoiseChapitre 37 sur 138 · CHAPITRE X. 6l · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. 6l

cémenté ( et ces arts sont en grand nombre), lie peuvent pas se servir avec avantage de l'acier cémeiité provenant du fer de nos forges ; les tentatives qu'on a faites , à cet égard , ont prouvé que les produits n'étoient jamais de qualité parfaite , ni égale ; etmalgré l'énormité des droits, on est forcé de recourir aux fers de Suède , ce qui élève le prix des produits de notre industrie, et tourne à son détriment.

La Suède ne peut nous offrir que ce qu'elle possède: ses fers forment sa principale propriété nationale ; ils constituent presque ses seuls moyens d'échanges ; et les frapper à l'entrée d'un droit supérieur au prix d'achat, c'est vouloir rompre tout commerce avec ce royaurne.

Je ne pense pas pour cela qu'il fut prudent de diminuer les droits dont le fer étranger se trouve frappé, parce que ce seroit compromettre le sort des nombreuses forges que nous-^ossédons ; mais je désire qu'on perfectionne les travaux dans nos usines , ' de manière à pouvoir fournir à tous les besoins , el pour qu'une partie de l'industrie françoise ne soit plus sacrifiée à des considérations de cette nature.

6a Dt l'ittduStrié prawçoisb.

Les Anglois^qui seconnoissent en moyens de prospérité industrielle , nous donnent à cet égard de grandes leçons : loin de repousser les fers de Suède, ils accaparent et prennent pour leur compte tout le produit des forges de la province de Roslagie-qui fournissent les premières qualités ; ils en alimentent leur industrie , tandis qu'ils vendent aux autres nations une partie du fer de leurs mines qui est de qualité inférieure, et employent le reste à des ouvrages ordinaires.

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