CHAPITRE X. 5g
da nord, la principale matière de notre commerce.
Objets i uiJ j jH és en France.
Pokson* • . . ..j> Chanvre. • • • • •
Bois
Gk>udron
Cuivre ,
Fer et acîer. , . .
Quiocaillerie • • , Plumes
An. 1787
80,900 102,100 85i,3oo 859,200 434>3oo 4,286,600 473,700
i7,5oo
An. 1 78b
fr.
An. 1789
53i,ooo
Le total des importations a été
En 1787. .... de 8,310,700 fr.
1788 de 5,6o5,5oo
1789 de 7,138,000
Nos exportations pour la Suède ont été, pour les mêmes années , dans la proportion suivante :
En 1 787, nous avons exporté pour la valeur de 5,043,700 fr. , sur laquelle les vins et èaux-de-vie^ont compris pour 1,4^8,200 fr. , et les denrées coloniales pour 2,658,5oo fr.
En 1788, la valeur des exportations est montée à 3,5449ioo fr. , les boissons y figu-
6o DE l'industrie FRANÇOISE.
rent pour 535,6oo fr. , et les denrées coloniales pour 1,951,900.
En 1789, l'exportation a été de 3,24^,000 francs ; les vins et eaux-de-vie entrent dans cette somme pour 5 12,000 fr, , et les defirées coloniales pour 2,578,000 fr.
On voit, d'après ces tableaux, que nos exportations en Suède consistoient en vins , eaux-de-vie., et denrées coloniales ; et que la valeur en étoit soldée , à peu de chose près, par les fers, les aciers et le cuivre que nous en retirions. Nos produits d'industrie figurent à peine dans la balance du commerce pour une somme de 100,000 francs.
Notre commerce avec la Suède étoit d'autant plus utile , qu'outre les appro vision nemens de marine, nous en tirions une qualité supérieure de fet que jusqu'ici nos forges n'ont pas pu nous fournir.
Les fers de France , excellens d'ailleurs pour tous les ouvrages où l'on' emploie ce métal sans le dénaturer , ne donnent point par la cémentation un acier constamment de qualité égale à celle que fournit le fer de la Suède, ce qui tient probablement à ce qu'ils ne sont pas suffisamment corroyés ; ainsi les arts qui n'employent que l'acier