CHAPITRE XnU
i5 millions; la draperie y étoit très^recher* chée ; la librairie y trouvoit des échanges avantageux contre celle d'Allemagne ; et, de nos jours, nos toiles peintes y ont été accueillies de préférence à celles de tous les autres pays, par rapport à la beauté des dessins , et à la solidité dés couleurs.
Indépendamment de ces deux grands ' marchés européens, où, en quelques jours, se traitoient des affaires immenses , notre commerce entretenoit des relations suivies avec chacun des divers états de la confé* dération d'Allemagne ; nous leur adressions directement nos vins , nos denrées colo* niales , des étoffes de laine et de soie , pour en tirer , en échange , des bestiaux , des laines , des chanvres , des fils , des peaux , des fers« de la rubannerie, de la quincaillerie, de la mercerie, etc. ; les divers objets d'exportation formoient annuellement une valeur de 33 à aS millions.
DE LIHDUSTRIE FRANÇOISE.
Objets d*ijnporUtion en France.
Aw. 1787
An. 1788
An. 1789
Bestiaux. . . .
Chanvre
Fil
Laine ^ •
Bois
Potasse
Cuirs en poil.
Cbevauz. . . • Argent yif . • .
Cuivre
Fers et aciers
Rubanerie
Peaux et pelleterie. .
Quincaillerie
Mercerie
fr.
go3,ooo «39,900 483,900 715,100
67,100 ai 3,000 109,800
i,ii4>4<>o
fr.
fr.
4o2,3oo
i6i,5oo
1 3,âoo
i,655,5oo
1 ,o54)9oo
36,ooo
Total des importations.
En 1787 8,835,800 fr.
1789 8,6i3,ooo
La France a constamment expédié dans ces états, et aux époques ci-dessus, pour environ 3 millions de vins , eaux-de-vie et comestibles de toute espèce , pour i million de denrées coloniales , et pour 16 à 20 mil* lions de produits manufacturés.