‹ De l'industrie françoiseChapitre 45 sur 138 · CHAPITRE xRl · texte numérisé non relu

CHAPITRE xRl

État lie nos exportations,

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Si l'on jugeoit d'après ces résultats, on pourroit croire que les états d'Allemagne entretenoient avec la France uu commerce qui leur étoit défavorable , puisque , outre le grand avantage que présente la somme de nos exportations , nous avions encore celui de vendre des produits fabriqués pour environ 18 millions, tandis que l'importation n'en offre que pour une valeur de quatre à cinq ; mais il; faut observer que cette différence provient des ventes que nous faisions à Francfort et à Leipsick j où venoient s'approvisionner tous les peuples du Nord et du Levant ; de sorte que ces objets d'industrie étoient versés dans la consommation gêné* raie de l'Europe , et que les états d'Allemagne n'en retenoient qu'une foible partie pour leurs besoins.

Le commerce de la soierie de Lyon avec les états d'Allemagne est organisé de telle manière qu'il est presque à l'abri des prohibitions : des commissionnaires des meilleures

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maisons d'Allemagde se sont établis à Lyon pour y faire les achats et diriger les expéditions ; leurs commettans vendent une partie des marchandises à Francfort ou à Leipsick , et font passer directement le reste dans les pays de consommation ; leur intérêt ^ lié à celui des consommateurs,' surmonte tous les obstacles qu'où peut opposer à l'introduction , surtout dans des pays où la séparation des états résulte des conventions politiques, et n'est tracée presque nulle part par des barrières que la nature ait posées. Le commerce d^exportation pour les états d'Allemagne, réduit à la simple consommation du pays , balanceroit à peine l'importation,

. Depuis trente ans la position commerciale de quelques états d'Allemagne a beaucoup changé, et notre industrie doit s'en ressentir: les manufactures de laine , de coton et de fi] se sont multipliées et améliorées partout, à tel point, que la vente de nos produits y donne à peine aujourd'hui les bénéfices les plus modérés du commerce : la Saxe, surtout, a formé des établissemens qui ont diminué nos débouchés ; les laines y ont été tellement perfectionnées ^ par

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