CHAPITRE XIV
Du Commerce de la France avec la Prusse.
Nos rapports de commerce avec la Prusse n^ont jamais été bien étendus, et je crains que par la suite ils ne le soient encore moins : la Silésie lui fournit abondamment la toilerie et la draperie dont elle a besoin ; ses nouvelles possessions sur le Rhin lui ont acquis d'importantes fabriques dans tous les genres ; la seule industrie d'Aix-la-Chapelle et de ses environs , pourroit illustrer une nation.
La bonne qualité des lins de la Silésie donne à la toilerie de cette province un véritable privilège sur les fabriques étrangères : le moelleux qui caractérise ces toiles les fait partout rechercher du consommateur.
Les manufactures de soieries ne sont pa^ sans doute les rivales des nôtres, mais elles font assez bien la rubanerie et les étoffes communes pour pouvoir approvisionner le pays de leurs produits , et en exporter une partie.
Si l'on bornoit même nos états d'impor-