CHAPITRE Xiy
talion aux seuls objets que nous tirions autrefois du sol ou de l'industrie de la Prusse, le résultat seroit presque nul ; mais on y a fait entrer tout ce qui a été. chargé pour la France dans les ports de Memel , Dantzick, etc.; ce qui comprend beaucoup de produits qui provenoient du nord en grande partie , et qui n'étoient qu'entreposés dans ces ports; les potasses, les chanvres, les bois, les fers , les blés , etc. , sont dans ce cas. Ces divers articles, qui grossissent notre commerce d'importation avec la Prusse , en devroient être distraits pour être reportés principalement sur celui de la Pologne et de la Russie ;jnais nous ne les en avons pas distraits , parce que nous nous occupons surtout de connoitre le résultat général du commerce de la France.
Cette observation pourrpit s'appliquer à tous les états riverains des mers du nord :
leurs ports sont tout autant d'entrepôts dans lesquels on verse toutes les productions de l'intérieur des terres ; et comme le transport pour les divers états de l'Europe s'en opère par la marine du pays , ou par des vaisseaux étrangers qui y viennent charger , la marchandise prend le nom du pays où le port
78 DE lt.'llfDITSTRIE PRAHÇOISE.
est situé et paroit en être le produit, ce qui n'est pas toujours vrai.
Objets d*imptrt Ation «a Fnnoe.
Aw. 1787
Cbanvre.
Liiu
Boia
Potasse
Graine de lin. • • .
Chevaux ^
Fers
fr.
36o,5oo
As. 1788
A.ir. 1789
fr.
634i4oo
fr.
Indépendamment de ces objets, qui presque tous étoient chargés dans les ports de Daiitzick et de Memel , nous en tirions souvent, et pour une valeur considérable > du blé et des légumes: en 1788, nous avons extrait pour 225,4^0 francs, et en 1789, pour 3,377,000 fr. La Prusse nous fournissoit aussi de la laine pour environ 5o,ooo fr. par an.
Total des importations.
£n 1787. V 3,006,900 fr.
1788 3,5i2,6oo
D'après la nature des objets compris dans