CHAPITRE XTI
État des importations.
£111787 11,4199600 fr.
1789 i£,g46,ooo
État des exportations.
En 1787 60,1949700 fr.
JjC sucre, le café, l'indigo, étoient compris annuellement dans nos exportations , pour une somme d'environ 5o millions dans laquelle le sucre seul entroit pour les deux tiers.
En parcourant le tableau de nos anciennes relations de commerce avec les diverses nations de l'Europe, on voit que les denrées coloniales formoient alors , terme moyen , le quart de nos échanges, et que, par rapport à plusieurs , elles en faisoient la moitié. Si l'on compare cet état à notre situation du moment , on voit avec douleur que ces échanges n'existent plus , et que , par conséquent, une grande partie de notre commerce doit passer à d'autres nations. Cette position, suite inévitable des événemens , est sans doute fâcheuse; mais une grapde na-
lion ne peut pas se laisser abattre par des^ revers ; elle trouve toujours , en elle-même , le moyen de se rouvrir de nouvelles sources de prospérité, et ces moyens sont, pour la France , dans son agriculture et son industrie ; il ne s'agit que de les perfectionner pour rendre forcément toute l'Europe tributaire de leurs produits ; ce genre de prospérité, établi sur ces deux bases , sera inébranlable comme le sol sur lequel il s'appuie, et sera, plus que tout autre, à l'abri des atteintes de la jalousie, de la politique et des événemens,