CHAPITRE XIX
exportations pour Chypre se bornoient à
la modique somme de cent mille francs , et les importations en soie , vin , coton 9 fil de coton et drogueries, à environ un million.
Alep et Alexaitdrette. Le commerce d'Alep se fait par Alexandrette , où les bâtimens abordent , et d'où les marchandises sont transportées à Alep , à dos de chameaux :
quoique les deux villes ne soient séparées que par un intervalle de quarante lieues, les transports étoient souvent enle^^s par des brigands.
Le commerce d'Alep eût pu recevoir une extension d'autant plus grande , que les caravanes de Perse s'y rendoient deux fois.
l'année , et qu'elles y apportoient les soies , les mousselines , les laines rousses i les laines de chevron , la rhubarbe , les droguer, et généralement toutes les productions de ce pays. Elles y prenoient, en retour, les draps , et tous les objets de notre commerce.
Les troubles de Perse ont fait changer de direction aux caravanes , de manière qu'elles prennent la route de Smyrne, ce qui a porté un ^and préjudice au commerce d'Alep.
Indép^damment des productions de la Perse, dont notre commerce composait, en
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grande partie , ses retours, Alep et les environs lui fournissoient de grandes ressources en toiles blanches et peintes , en satins , bours, kermassons et autres étoffes de soie.
Les matières premières des fabriques d'Alep , de Diarbekir , etc. , leur étoient fournies par la Perse , et nous leur apportions l'indigo, la cochenille , etc. , dont elles avoient be-, soin pour la teinture.
Alep formoit annuellement un débouché pour |ios draps , d'environ i,aoo,ooo francs ; la totalité de nos envois s'élevoit à la valeur de deux millions et demi qui étoient balancés par des retours d'une égale valeur.
Tripoli de Syrie. Le commerce que nous faisions à Tripoli étoit assez borné , par rapport au petit nombre d'objets que nos vaisseaux pouvoient charger en retour ; l'article des soies a été toujours le principal; mais, comme la récolte en étoit plus ou moins abondante , leur exportation ne pou- ' voit pas être soumise à des quantités fixes et invariables.
On en retiroit aussi des cendres alkalines et des noix de galle. Souvent nos capnRsiines se voyoient obligés d'aller à Lat^uié pour y prendre des tabacs.