CHAPITRE XXI. l
vingt-dix millions , on trouvera que les ex»
porta tions excèdent les importations.
On doit encore remarquer que, parmi les objets importés , on a fait figurer les monnoies étrangères et les lingots d'or et d'argent pour une valeur de plus de 60 millions.
Il résulte de ces considérations , que la balance du coipn^erce a été constamment à l'avantage de la France.
Il est à présumer, que d'après la cession qui a été faite de quelques - unes de nos colonies , et l'état actuel où se trouve Saint-Domingue qui fournissoit les trois cinquièmes de nos denrées coloniales, le commerce françois éprouvera de grands changèmens : en effet, les productions des colonies entroient dans toutes nos expéditions pour des sommes plus ou moins considérables ; elles formoient même la presque totalité de celles qui étoient destinées pour le nord , surtout pour Hambourg ; et aujourd'hui qu'elles fournissent à peine à la consommation de l'intérieur, il faudra les remplacer par d'autres produits, si l'on veut entretenir les mêmes relations avec ces puissances; or, ces produits ne peuvent être que nos vins, eaux-de-vie , et les objets de
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fabrication. Il est douteux que la vente de« vins au dehors puisse recevoir quelque accroissement; il ne reste donc que les produits fabriqués pour compenser le déficit^ dans les exportations ; mais nous pouvons espérer que la perfection à laquelle est parvenue notre industrie, nous ouvrira des débouchés plus considérables que ceux que nous avions précédemment.