‹ De l'industrie françoiseChapitre 92 sur 138 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

cieuse culture a cessé presque partout ailleurs où elle s'étoit établie.

Soust le régime libre, il se consommoit un peu plus de demi-kil. de tabac par individu ; sous celui de la régie , la consommation a étéde — dekil. par tête, dans quinze départemens frontières où le tabac est livré à ba»

prix pour modérc>r la contrebande , et seulement de ~ de kil. dans les autres.

En 181 7, il s'est consommé en France , 1 1 , 1 30,690 kil. de tabac.

En i8io,ils'en consommoit 14,663,694 kil.

Le tabac de première qualité coûtoit aux fabricans en 18 10, d'après les états fournis par ceux de Strasbourg, îi fr. 40 cent, le kilogramme; la consommation de celui-ci étoit le quart de la consommation générale 3,665,923 kil.

Le tabac de seconde qualité coùtoit au fabricant en j8io, un franc le kil ^^^991^77^ ^^1-

Le prix moyen d'un kil. étoit donc de I fr. 35 c.

fin imposant un droit de 3 fr. par kil. de tabac , il en résulteroit :

i^ 4^99919^812 fr. pour le trésor, au lieu de 38,909^109 fr. 90 cent, que la régie y a

f^O DE L INDUSTRIE FRANÇOISE.

versé» en 1817 ' ^^ 33,355,3^' fr- 53 cent, en i8i6,et de3i,!ig!i^4^ fr- ci^ i8i5.

2*^. Le consommateur payeroit le tabac beaucoup moins qu'il ne lui coûte dans ce moment.

3**. L'agriculture augmenteroit ses pro^ duits de 10 à i5 millions.

4^ L'industrie s'enrickiroit de trois à quatre cents établissemens.

5^. La contrebande ne présenteroit plus les mêmes avantages.

Tel a été le résultat d'une funeste mesure que tous les administra teurséclairéscondamnoient d'avance; cet exemple vient encore à l'appui du principe qu'un gouvernement ne devient manufaoturier qu'au détriment des intérêts du producteur et du consommateur; et lorsqu'il croit légitimer de pareils actes sous le prétexte spécieux d'augmenter les revenus du trésor public , il tombe dans une autre erreur : la fortune de l'État est toute dans celle des particuliers : enlever le travail à l'ouvrier, s'emparer de l'industrie du capitaliste , c'est consommer la ruine de tous.

Un gouvernement éclairé doit se borner à encourager la production , et la confier ex-r

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