PRINCIPES COLORANTS
La jilupart des principes colorants dont rinduslrio lire le plus fçrand parli sont il’originc vcgélal. L’indigo, la garance, l’oi’seille, lalac-dye, les bois colorants, des écorces, le lannin, sont utilisés, soit dans la teinture, soit pour la fabrication des couleurs employées dans les arts.
Nous ignorons (]uelles étaient exactement les couleurs végétales dont se servaient les anciens ; mais, selon toute probabilité, les Indiens et les Kgyptiens connaissaient l’indigo et la garance. Quant à la pourpre, plus nous avançons dans les connaissances chimiques, moins nous ajoutons de foi aux descriptions (jiie nous ont laissées les auteurs anciens, et Pline surtout, sur la nature de cette couleur et sur les procédés employés pour son extraction.
Une des couleurs les plus importantes en usage dans l’industrie est Yindigo.
L’indigo est alternativement blanc et bleu, suivant qu’il est ou non combiné avec l’oxygène. A l’état désoxydé, il est blanc et soluble dans l’eau légèrement alcaline ; oxvdé, il devient bleu et insoluble. On met à profit, dans l’industrie, celte précieuse propriété de l’indigo. L’indigo bleu
(1) Mac CuUoch, Commercial Diclionary, v°Opiuji.
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du commerce, en pains, est mis dans des cuves en contact avec de l’eau èt des principes chimiques désoxydanls. Il perd son oxygène, se décolore, et devient soluble dans l’eau. On possède alors ce que l’on nomme, dans l’art de la temlure, une rtive d'indigo. Les étoffes plongées dans ce liquide incolore s’en emprégnenl, en ressortent légèrement jaunâtres ou verdâtres, mais se colorent rapidement en bleu intense. Cette coloration est due à l’oxydation à l’air de l’indigo blanc qui bleuit, devient insoluble et se fixe sur sur l’étofTe,
L’indigo bleu était connu aux Indes dans des temps reculés. Cette substance tinctoriale a toujours été employée dans la teinture par les Indiens, qui paraissent avoir parfaitement connu ses propriétés.
Des bandelettes bleues, dont la couleur présentait tous les caractères de l’indigo, trouvées sur des momies de l’ancienne Égypte, indiquent que les Égyptiens connaissaient l’usage de l’indigo. Les Romains ne l’auraient employé que pour la peinture, car ils ne possédaient pas, paraît-il, les moyens de le dissoudre. L’usage de l’indigo se répandit en Italie au moyen âge avec l’art de teindre les étoffes.
Jusqu’à l’époque où cette matière colorante fut introduite en Europe, les nuances bleues des tissus étaient obtenues au moyen du pastel, qui contient aussi de l’indigo, mais en petite quantité’ aussi la culture de cette plante, très répandue à cette époque , ne s’est guère maintenue en France qu’aux environs d’Albi et dans quelques cantons de la basse Normandie, où on lui donne
U91 OK t.’iNnUSTRIE MOnERNK.
lo nom (le vmièilp. On l’iililise dans la teinture aux cuves dites au pastel, dans lesquelles elle est môlée avec de l’indigo.
I/usage de l’indigo eut beaucoup de peine à s’établir en Europe : il fut sévèrement interdit en .4nglcten'e sous le régne d’Élisabeth ; on le proscrivit également en Saxe. Les teinturiers en bleu, qui étaient en possession de se servir du pastel et de la vouède, représentaient que l’indigo ferait tomber le commerce de ces deux substances, qui étaient des productions du pays. Le préjugé contre l’indigo se communiqua aussi à la France, et l’on défendit, dans l’instruction de Colbert, d’en mettre dans les cuves de pastel au delà d’une proportion déterminée.
L’indigo est produit au Bengale et dans les provinces de l’Inde dépendantes de cette présidence , à Java, dans les îles Philippines, à Guatemala et Caracas, dans l’Amérique centrale. Le Bengale est la principale source de l’indigo, et dépasse de beaucoup toutes les autres contrées par sa production. D’après M.de Humboldt, l’indigo serait indigène de l’Amérique ; les Espagnols s’en servaient comme d’encre, peu après la conquête (1). Jusque dans les vingt premières années de l’établissement des Anglais au Bengale, l’indigo employé en Europe provenait de l’Améri(iue. La culture de l’indigo au Bengale était peu importante et ne formait qu’une partie insignifiante du commerce des Anglais. 'Mais en 1783, l’attention des Anglais se dirigea sur cette branche d’industrie, et tout
(1) Esmi politique >ur la Kouvelle-Espagne, 2* édit., t. III, p. 54.
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en employant les procédés des indigènes, en mettant plus de soins, d’intelligence, et avec le concours du capital, ils parvinrent à des résultats remarquables. La culture et la préparation de l’indigo ont pris aujourd’hui une extension des plus importantes dans l’Inde. La production , qui s’élevait en moyenne à 7 040 000 livres anglaises dans les années 1814 à 1817, atteignait le chiiïre de 900 millions de livres, de 1826 à 1829.
Mais la production de l’indigo a diminué depuis lors, probablement à cause des changements dans la mode qui a remplacé le bleu des vêtements par d’autres couleur, principalement le noir, et par l’usage d’autres couleurs moins chères dont l’industrie a appris récemment à tirer parti.
La culture et la préparation de l’indigo au Bengale sont entre les mains des Européens qui en retirent de grands bénéfices; mais cette culture est très précaire, les récoltes varient en rendement du double d’une année à l’autre, et les prix subissent également des hausses et des baisses cttnsidérablcs. Le capital nécessaire pour la préparation d’une grande quantité d’indigo est peu considérable, aussi les Européens préfèrent-ils ce genre d’industrie à la fabrication du sucre et du rhum , qui exige un capital plus que double pour obtenir la même valeur. L’indigo de Madras n’est pas aussi estimé que celui du Bengale. L’ilc de Java produit une assez grande quantité d’indigo. En 18.ï4, l’exportation de Batavia s’élevait à 1 077 848 livres. Les îles Phili|)pines en produisent une quantité moindre. L’exportation de Ma-
'•9/1 l)t L’iM)USTK1E MUUERNE.
nille ctnil évaluée, en 1850, à environ 458 000 livres.
L’Amérique renlraie , principalement Guatemala, exporte lie grandes (|uantilés d’indigo, mais la production a diminué. M. delluuiboldt estimait l’exportation de l’in digo d’Amérique, en 1825, à 1 800 000 livres; mais d’après M. Mac Culloch, l’exportation totale du centre de l’Amérique ne dépasserait pas aujourd’hui 500 000 livres. En 1857, la quantité d’indigo exporté en Angleterre par l’Amérique centrale, y compris le Honduras, ne s’est élevée qu’à 20S 504 livres.
La consommation de l’indigo est aussi considérable en France qu’en .Angleterre. Outre l’exportation en .Angleterre, en France et aux États-Unis, une grande quantité d’indigo dn Bengale est exportée dans les ports du golfe l’ersique, d’oii on le transporte dans le sud de la Russie. Les Chinois ne s’en servent pas, malgré leur goût pour les couleurs bleues (1).
G.vrance. — Le princijie colorant de la garance se jdace, comme iiujiortancc et comme usage, à côté, si ce n’est audessus de l’indigo. En ellet, tandis que l’indigo ne donne qu’une même coideur bleue, la garance fournit à la teinture cinq couleui’s, savoir ; du rouge, du violet , du marron, du noir et du rose. Les couleurs produites par la garance sont aussi solides que celles de l’indigo. On comprendra par là toute l’importance de ce précieux colorant. En effet, le calicot blanc n’a, comme vcteinent extérieur, qu’un usage limité ; rétolfe de coton acquiert
(1) Mac Culloch, Commercial Oiclionanj, v“ Indigo.
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surtiml de la valeur par les couleifi-s et les dessins dont elle est |)arée.
C’est avec la parance qu’on colore le coton en rouge, dit rouge turc, qui est un objet de grande exportation pour certaines contrées. Cette espèce de teinture est la plus stable qu’on connaisse. Les étofl'es de couleur rouge sont en usage surtout chez les nègres des côtes de l’Afrique et dans certaines parties de l'Asie.
C’est au moyen de la garance que se teignent toutes les étolfes communes de coton : roses, lilas, brunes, marrons. On teint également avec la garance ces robes violettes devenues uniformes dans la classe des domestiques et des ouvrières en Angleterre et en Hollande, tandis que les nuances mélangées , brunes , rouges et noires, se retrouvent en France, et les couleurs rouges et roses en Allemagne et dans certaines parties de r.\mérique. On emploie aussi la garance pour teindre les foulards de soie en rouge. Le drap rouge des soldats est également teint par la garance (1).
La garance de Smyrne ou du Levant, l’alizari ou lizary des Grecs modernes, est cultivée dans la Béotie, sur les bords du lac Copais et dans les plaines de Tbébes. Clle croit aussi en quantité considérable à Kurdar, prés de Smyrne, et dans l’ilc de Chypre. Dans le Levant, la racine est expédiée comme elle est récoltée, sans être réduite en poudre. '
(I) On trouve des détails intéressants sur l’industrie de la teinture et de l’impression des tissus dans le mii.nrqnabic Happorl présente au jury international de l'K rposition universelle de 18à5, par M. Perses.
UE l’i:si)Ustrie moderne.
La garance est cultivée aujourd’hui sur une large échelle, clans diverses parties de l’Eunipc, en Hollande, en Autriche, en Russie, à Naples, en Sicile, en Espagne et dans le midi de la France, où elle est devenue un article important de culture et de fabrication.
La garance est une racine qui acquiert tout son développement après une croissance de dix-huit mois à deux ans, (luelquefois trois ans. La racine fraîche est jaundtre, ellepossèdeun suc également jaunâtre ; elle est très sucrée, formée d’une partie charnue comme une carotte, et d’une partie intérieure ligneuse très résistante. Exposée à l’air, elle se desséche et devient un produit commercial sous le nom de racine de garance ou alizari. Elle est exportée au loin sous forme de ballots comprimés : c’est ainsi qu’elle est expédiée de l’Inde, de Smyrne, de Naples, etc., en Angleterre et dans les contrées industrielles.
Avant de servir à la teinture, la racine de garance doit être pulvérisée ou brisée en particules plus ou moins ténues. Dans certaines fabriques en Angleterre, on broie directement la racine sans lui faire subir de dessiccation préalable ; on obtient ainsi une poudre grossière, inégale, (jui cède cependant tout son principe colorant à la teinture. Dans le midi de la France, à .\vignon principalement, la racine de garance est desséchée dans des étuves, puis broyée sous des meules. Elle se réduit en une poudre impalpable, en une vériUible farine. Cette poudre, parfaitement sèche, qui reyoit le nom de gm'nncc, est emharilléo et expédiée aux lieux de consonimalion. Les principaux marchés des garances françaises sont l’intérieur
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du pays, l’Allemagnp, la Russie et un peu l’Angleterre.
Un bain de teinture de garance, c’est-à-dire un mélange de garance et d’eau à une certaine température, est de couleur jaunâtre. Un morceau de calicot ou de laine plongé dans ce bain de teinture en ressort légèrement coloré en jaune; mais partout où l’étoffe aura reçu l’application d’un mordant, elle se colorera suivant la nature du mordant, soit en rouge, soit en violet, soit en noir, etc. C’est grâce à cette propriété, qu’on parvient à imprimer toute espèce de dessins sur le coton, en conservant les parties blanches intactes. Mais dans la teinture par la poudre de garance, les parties non mordancées de l’étoffe sont salies par la couleur jaune du bain de teinture; des savonnages répétés sont nécessaires pour obtenir des blancs convenables. L’exposition sur le pré est même souvent nécessaire pour obtenir des blancs d’une grande pureté.
Un perfectionnement des plus heureux a donné à cette industrie une nouvelle impulsion, soit en permettant de retirer de la garance une beaucoup plus grande quantité de principe colorant qu’on ne l’avait fait jusqu’alors, soit en facilitant les procédés de teinture. Nous voulons parler de la transformation de la poudre de garance en garancine.
Un savant chimiste, M. Robiquet, observa, il y a bientôt quarante ans, que la poudre de garance mise en contact avec de l’acide sulfurique, puis lavée avec soin et neutralisée exactement, conservait toutes ses propriétés tinctoriales. M. Lagier (d’Avignon) eut l’idée d’appliquer cette propriété de la garance à l’industrie ; il remarqua que de
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la garance Irailéc ainsi par de l’acide suiruri(|ue, tout en .«e réduisant beaucoup en volume, acquérait une nouvelle quantité de principe colorant. En d’autres termes, l’acide sulfurique rendait libre une certaine quantité de couleur qui était perdue par la teinture directe avec la poudre de garance ordinaire. Le charbon de garance sulfurique, comme on l’appelait, ou la garancine, possédait en outre une propriété précieuse. Les étofifes teintes en garancine conservaient blanches les parties non mordancées ; il n’était plus nécessaire de les savonner; le chlore, qui était déjà d’un emploi universel , suffisait pour rendre aux parties blanches toute leur pureté. La garancine possède ainsi le double avantage de colorer plus que la garance et de diminuer les manipulations de la teinture. Aujourd’hui, la garancine est très employée, quoique donnant une couleur un peu moins solide que la garance.
Pourquoi faut-il ajouter au récit de ces ingénieuses découvertes l’histoire d’un inventeur qui emploie la durée du privilège que la loi lui accordait en essais, en luttes contre la routine, qui se ruine, et meurt malheureux au moment où l’industrie s’empare de ses procédés qui deviennent une source de richesse pour le pays et de grandes fortunes pour quelques particuliers I
L’action de l’acide sulfurique sur la garance est double : 1° l’acide met en Uberté une partie du principe colorant combiné probablement avec quelque base ou copule avec quelque substance organique ; 2” il rend insolubles certaines gommes, pectine, etc., qui dans la garance sont combinées sous forme de sels. Tout dernièrement,
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M. Fremy, qui a fait des propriétés des principes immédiats des végétaux une étude particulière, a montré que les acides minéraux avaient la propriété de transformer les gommes en substances insolubles, sortes d’acides qui deviennent solubles par la présence d’une très petite quantité d’une base. Ce phénomène observé par M. Fremy sur les gommes, se retrouve dans toute son évidence dans la préparation de la garancine, et il explique la cause d’une des plus grandes dillicultés de l’emploi de la garancine, c’est-à-dire son exacte neutralisation.
La garancine serait donc formée des matières de la garance, moins le sucre, les sels solubles et certains sucs, mais elle renfermerait encore la majeure partie des gommes rendues insolubles par l’action de l’acide sulfurique. Mais CCS gommes peuvent se dissoudre avec la plus grande facilité dans de l’eau renfermant une légère trace d’une base soluble, ou même seulement du carbonate de chaux. C’est cequiexplique la difliculté extrême de neutraliser convenablement la garancine et les bains de teinture.
La quantité de garance ou de garancine employée dans la teinture des étoffes de coton est prodigieuse. Aujourd’hui, des fabricants impriment annuellement, en Angleterre, de 500 à 700000 pièces d’étoffes qui sont en majeure partie teintes par la garancine. Prés de 20 millions de pièces d’étoffes de coton se teignent chaque année en Angleterre et en Ecosse, et c’est en grande partie la garance et la garancine qui sont utilisées comme couleur dans cette industrie. La culture de la racine de garance est une source importante de richesses pour quelques
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I)li l’industrie moderne.
coiilrées. Elle a pris une extension considérable dans le comlat d’Avignon, où elle est d’une qualité supérieure (1).
Bois de teinture. — On désigne sous ce nom des bois ou des écorces non colorés par eux-niéines, qui fournissent à la teinture des couleurs particulières. Ces bois sont désignés sous les nomsde boisde Canipêcbe, bois du Brésil, bois de santal, écorce de quercitron, etc. Les propriétés des principes colorants qu’ils renferment se rapprochent de celles de la garance, seulement il leur manque une qualité précieuse, la solidité. Ils servent surtout à la teinture de la laine et de la soie; ils servent à imprimer des calicots, mais on obtient ce qu’on appelle des teintures en petit teint, ou fausses couleurs. L’emploi de ces colorants est néanmoins considérable dans l’industrie. On fait des extraits de couleurs de ces bois en les traitant par l’eau bouillante; on concentre cette infusion jusqu’à consistance de sirop. On précipite également la couleur sous forme de laques, qui sont d’un grand usage en teinture.
Orseille. — L’orscille est un lichen, une mousse blanchâtre ; rien n’indique la présence de la riche couleur qu’elle recèle. Mise en contact avec de l’ammoniaque en présence de l’air, l’orseille se colore peu à peu par l’action combinée de l’alcali et de l’oxygène de l’air, et développe bientôt une couleur violette d’une extrême richesse.
L’orseille, connu peut-être déjà des anciens, mais
(I) Voyei, pour plus de détails sur les principes coIoraiiU employés dans l'industrie, le Ra}>port présente au jury international de l'Exposition universelle de 1855 par F. Verdeil.
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perdue pendant nombre de siècles, fut de nouveau employée en Italie, au xvr siècle. Son usage est très répandu aujourd’hui ; malheureusement celte couleur est des plus délicates et des plus instables. Toutefois l’orseille remplit toutes les conditions désirables dans la teinture d’étoffes de goût, légères, de rubans, etc. , qui n’ont qu’une destination passagère. L’orseille est employée principalement par les teinturiers en soie et en laine; son application Ala teinture du coton est nulle ou des plus restreintes. L’orseille est remplacée aujourd’hui dans beaucoup de cas par V aniline, qui donne une couleur violette plus stable et supérieure à celle de l’orseille. L’aniline est un produit de la distillation du gaz d’éclairage; elle donne encore d’autres couleui’s, mais peu stables. Tout comme l’orseille, l’aniline ne se fixe pas d’une manière stable sur le coton.
Les procédés en usage pour transformer les lichens ou la variolaire en orseille consistent essentiellement à mettre ces plantes en contact avec de l’eau, de l’air et de l’ammoniaque. Les détails de la fabrication de l’orseille ont été longtemps tenus plus ou moins secrets, et ils sont encore empiriques pour la plupart.
Celle propriété de l’orseille, de donner naissance à une couleur par l’action simultanée d’un alcali et de l’oxygène de l’air, n’est pas limitée à l’orseille seulement ; d’autres plantes développent par celle action une couleur particulière, d’autres acquiérent un pouvoir colorant plus considérable (1).
(1) F. Verdeil, Sur r«xù(«nc« dan; eerlainei plantet d'un principe colorant, etc. (Comptes rendus de l'Institut, 13 septembre, 1858, p. 442).
OK L'KNOUSTRIE MODERNE.