‹ De l'Industrie mulassière en PoitouChapitre 17 sur 41 · INSTITUTIONS HIPPIQUES DU POITOU. M · texte numérisé non relu

INSTITUTIONS HIPPIQUES DU POITOU. M

Poitevine. Le haras de Saint-Maixent fut, à sou origine,

chargé d'appliquer à noire espèce chevaline lus principes

bienveillants de la direction générale. Nous avons assez

longuement établi l'influence néfaste qu'il avait eue sur

notre race chevaline mulassière , nous n'y reviendrons

pas (1).

Ecole Ji.' Dressage.

Dans les bâtiments que venaient d'abandonner les étalons de l'administration des haras, on créa à Saint-Maixent une Ecole de dressage. Formée par le concours de l'Etat, du département, et d'une société d'actionnaires, cette institution ne parait pas appelée à beaucoup d'avenir. Les éléments d'approvisionnement manquent absolument dans ce pays entouré d'éleveurs qui s'adonnent à la production de la mule. Cependant une dizaine de fermiers de la Câline y envoient quelques-uns des chevaux que nous avons dit être achetés par eux en Vendée pour les livrer au dépôt des remontes. Il serait possible qu'une modification radicale dans son organisation pût néanmoins prolonger son existence, que nous croyons à présent sérieusement compromise. Les Ecoles de dressage de Kochefort et de Napoléon- Vendée, placées au centre d'une production chevaline dont les brillantes et solides qualités ont été mises en évidence par les récents concours de Paris, sont appelées, sous une direction habile et intelligente, à une grande prospérité.

De'pôi des Remontes.

Les Dépôts de remontes de Saint-Maixent et de Fonlenay turent créés en 1820. Ils eurent l'avantage d'offrir un

i\) Il a été supprimé par un décret du 7 septembre 1803-

nouveau débouché à la vente des juments qui ne réussissaient pas au baudet, et de faire naître dans le pays un autre mode d'élevage de chevaux.

De nombreux éleveurs achètent à deux ans des poulains, qui castrés à cet âge sont entretenus dans leurs écuries jusqu'à quatre ans, époque à laquelle ils sont livrés à la remonte. Un ou deux officiers acheteurs étaient autrefois seuls chargés des acquisitions. Des réclamations nombreuses, adressées par les petits cultivateurs qui se voyaient refuser leurs chevaux lorsqu'ils les présentaient eux-mêmes, et qui les retrouvaient plus tard au dépôt lorsqu'ils étaient passés par les mains des spéculateurs, amenèrent la création des commissions d'achat, composées de tous les officiers du dépôt. Depuis quelques années, ces commissions fonctionnent à jours fixes à Saint-Maixent et à Fontenay, et font périodiquement des tournées dans les circonscriptions qui sont dévolues à chaque dépôt. Il y aurait bien encore quelques modifications à apporter à celle commission pour sauvegarder les intérêts des éleveurs, mais ce n'est pas ici le lieu de traiter cette question. Constatons néanmoins que ces dépôts, qui reçoivent une partie des épaves de l'industrie mulassière, sont classés favorablement dans les bureaux du ministère par rapport à la qualité des chevaux qu'ils fournissent.

Courses.

Les courses de chevaux, établies à Saint-Maixent depuis une dizaine d'années, témoignent plutôt en faveur de l'influence de l'administration des haras sur les mandataires du département, que de leur connaissance des choses utiles

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